Stylo, ordinateur ou papier toilette : un tiers des Français avouent avoir déjà volé leur employeur
Et vous ?

19 000 euros. C’est le montant impressionnant du butin récolté par un ancien salarié qui volait différentes fournitures au sein de son entreprise. Pendant près de trois ans, l’employé a accumulé stylos, produits d’entretien ou encore papier toilette chez lui avant d’être dénoncé par l’une de ses collègues. Si cette affaire a pris d’énormes proportions, le salarié a été condamné à cinq mois de prison avec sursis, elle est révélatrice d’une pratique courante. Près d’un Français sur trois volerait son employeur régulièrement pour compenser un salaire jugé trop faible, se venger d'un manque de reconnaissance ou par nécessité économique réelle.
Des vols par manque de reconnaissance salariale
Il suffit d’un placard facilement accessible ou d’un local laissé souvent ouvert pour que les salariés soient tentés par un petit larcin sans conséquences. Ainsi, fournitures de bureau, ramettes de papier ou même cahiers ou blocs de post-it sont parmi les objets les plus dérobés en entreprise mais certains salariés vont même plus loin en volant des fournitures plus coûteuses comme des souris d’ordinateurs, des casques audios ou même des ordinateurs.
La dernière étude sur le sujet commence à dater puisqu’elle remonte à 2008 mais elle révélait que le vol de matériel était une pratique courante en entreprise puisqu’un français sur trois l’avouait sous couvert d’anonymat.
Selon l’étude réalisée par le sociologue François Bonnet, la pratique est aussi répandue chez les salariés qui disposent d’une grande autonomie dans leur travail que chez ceux qui sont sous étroite surveillance. Ainsi, des vendeurs subtilisent les produits de leur magasin en cachette, des serveurs s’arrangent pour ne pas faire payer l’addition à leurs proches, et ceux qui contrôlent des accès payants dans des centres de loisirs ou des cinémas peuvent aussi faire passer leurs amis gratuitement ou à tarif réduit.
Les salariés justifient souvent ces larcins parce qu’ils estiment qu’ils compensent un faible salaire ou un manque de reconnaissance (heures supplémentaires non rémunérées par exemple).
Des employeurs parfois complaisants
« Le vol en interne est souvent toléré lorsqu’il est circonscrit dans la limite du raisonnable », note l’étude. Dans certains magasins qui emploient souvent des contrats courts ou des étudiants pour des jobs d’été, le vol peut être perçu comme une « rétribution occulte ». Les employés sont même attirés par le job car ils savent qu’il est possible d’obtenir ces « avantages » en nature.
Evidemment,sil s’agit de produits qui représentent un faible coût pour l’employeur, les poursuites judiciaires sont rares. Quand les objets ont une valeur plus importante, que les vols se répètent ou que le salarié a un poste de management, les employeurs seront plus enclins à recourir à des sanctions.
Les cas de licenciements interviennent souvent quand les montants des larcins arrivent à des sommes astronomiques ou quand le vol devient le prétexte de licencier un salarié embarrassant pour faute grave.
Que dit la loi en cas de vol en entreprise ?
Un employé pris sur le fait peut risquer différentes sanctions : du simple avertissement au licenciement pour faute lourde. Evidemment, tout dépend du préjudice pour l’entreprise.
Si vous avez volé un bloc de post-it ou un stylo, il paraît délicat de vous licencier sur le champ sauf si votre comportement se répète, que vous êtes récidiviste et que vous êtes déjà dans le viseur de la direction pour d'autres faits.
L’employeur doit en revanche fournir la preuve de votre vol, soit avec des témoignages d’autres salariés à l’appui ou avec une vidéo surveillance. Des poursuites judiciaires peuvent être enclenchées par l’employeur mais les juges aviseront de la pertinence de la sanction en fonction de la valeur de l’objet dérobé et de l’ancienneté du salarié dans l’entreprise.
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