Au travail, vous êtes plutôt un "PlouQ" ou un "BraQ" ?
" Vaut-il mieux embaucher des cadres 'innovants et proactifs' ou 'un peu ternes et casaniers' " ?, s'interroge Annie Khan, journaliste au Monde.

La copie de la copie... Dans la dernière chronique de sa série Ma vie en boîte, Annie Khan annonce d'emblée s'être inspirée du magazine The Economist daté du 2 février lorsqu'elle divise les salariés en deux catégories bien distinctes : les "PlouQ" et les "BraQ". Deux acronymes francisés à partir des mots anglais "fomos" et "jomos", soit respectivement ceux qui ont "peur de louper quelque chose" et ceux pour qui c'est, au contraire, un "bonheur de rater quelque chose", explique la journaliste du Monde.
Les PlouQ sont ces salariés présents à toutes les conférences, nouveaux groupes de travail ou soirées d'entreprise. Toujours volontaires, ils ne ratent pas "une occasion rêvée de montrer, à plus gradé, ce dont (ils sont) capable(s)". Ultraconnecté, le PlouQ ne rate jamais non plus aucune nouveauté technologique. A l'inverse, le BraQ n'est jamais autant heureux qu'à l'annonce d'une réunion annulée. Les brainstorming et groupes de travail lui apparaissent comme une perte de temps. "Il estime avoir beaucoup mieux à faire en rencontrant ses vrais amis, ou en passant du temps en famille". Bien évidemment, il exècre tous les outils collaboratifs, type Slack ou Teams.
Les PlouQ et les BraQ ont aussi une approche différente des voyages professionnels. Si le premier en raffole, le second estime d'avance qu'il perdra son temps dans des hôtels sans charme pour un rendez-vous physique qu'il aurait pu tenir au téléphone. Sans parler de la fatigue physique accumulée qui lui fera perdre du temps à son retour. Pour les PlouQ, les occasions de networking sont une source de plaisir alors que les BraQ n'ont aucun goût particulier pour les soirées petits-fours.
Faire cohabiter ces deux personnalités
"Les fomos sont un peu comme les chiens, ils aboient avec enthousiasme en courant après leur propre queue. Les jomos sont plus félins. Ils bondiront si une souris se présente dans le voisinage mais, en attendant, ils sont très contents de rester immobiles devant la cheminée", peut-on lire dans The Economist. L'optimiste face au pessimiste ? Disons deux approches différentes du travail qui cohabitent plutôt bien. Mais à choisir entre les deux, lequel privilégier ? Sur le papier, les PlouQ ont tout pour plaire. Ils innovent et représentent leur entreprise de cocktails en cocktails. Mais pendant ce temps ce sont les BraQ qui font tourner l'entreprise. Un peu trouillard, le BraQ est aussi davantage loyal que le PlouQ. Ce dernier a une tendance naturelle à penser qu'il rate de meilleures conditions de travail ailleurs. Les entreprises devraient donc se méfier d'une trop grande dépendance aux PlouQ ou l'art de trouver le juste équilibre entre les chiens fous qui vont dans tout les sens et les râleurs consciencieux mais un peu plombants...
(Getty Images / TatyanaGl)
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