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Être bien au travail

Travail : pourquoi les jeunes pourraient vous surprendre

Par Juliette Bergé • Publié le

Une étude va à l’encontre des préjugés sur les générations Y et Z en entreprise.

Travail : pourquoi les jeunes pourraient vous surprendre

Les managers les pensent moins investis. Selon les dernières enquêtes, les jeunes des générations Y ou Z seraient fainéants, refuseraient l’autorité et auraient des attentes trop élevées. Une récente étude de Terra Nova et Apec nuance ces perceptions. Menée auprès de 3000 jeunes de moins de 30 ans, elle révèle que les différences entre les jeunes actifs et leurs aînés seraient moins importantes que ce que l’opinion publique laisse entendre. Et, cette génération serait finalement tout aussi attachée au travail que les autres.

 Ils ne sont pas désinvestis dans leur travail

Les jeunes accordent tout autant d’importance à leur travail que les salariés plus âgés. 11% des 18-29 ans estiment que le travail est aussi important que les autres sphères de leur vie (familiale, personnelle, sociale, etc.). Ce qui n’est pas le cas des 45-65 ans : seuls 3% d’entre eux considèrent le travail comme important.  La rémunération apparaît aussi comme essentielle pour les plus jeunes, dans un contexte d’inflation, mais pas plus que pour leurs aînés, qui placent aussi ce critère comme le premier d’entre eux en matière de satisfaction au travail.

Ils ne sont pas insatisfaits de manière chronique

Le niveau de satisfaction des jeunes vis-à-vis du travail se révèle très élevé et quasi-identique sur de très nombreuses questions : 81% des 18-29 ans se disent satisfaits de leur situation professionnelle, leur degré d’autonomie et leurs relations au travail. Seuls 2% des jeunes le vivent comme une épreuve, selon l’étude, ce qui aide à relativiser les descriptions d’autres enquêtes. « Ces résultats ne sont manifestement pas ceux d’une génération fâchée avec le travail », souligne le compte-rendu de l’étude.

Finalement, les attentes des jeunes ne sont pas différentes de celles de leurs aînés : ils souhaitent avant tout un travail intéressant et, en second lieu, un bon équilibre entre vie pro et vie privée.

Ils n’ont pas envie de rester chez eux en télétravail

Une majorité des jeunes actifs ne font pas de télétravail (60%), ce sont essentiellement les 30-44 ans qui sont le plus concernés par cette pratique. Et, contrairement à ce que leurs aînés pourraient croire, ce ne sont pas les plus férus du travail à distance. En télétravail, les jeunes ressentent le plus souvent un sentiment d’isolement : ils ont l’impression de pouvoir moins apprendre de leurs collègues, d’être trop sédentaires ou de rater des informations. Ils ont aussi la sensation d’être moins efficaces (54% d’entre eux contre 43% des 30-44 ans).

Ils ont toujours envie de s’engager dans la vie de leur entreprise

Trop individualistes les jeunes ? C’est le reproche qui leur est souvent adressé. Ils seraient juste dans une logique consumériste et n’auraient pas forcément envie de s’investir pleinement dans leur entreprise ou de participer à des évènements collectifs ou conviviaux. On les dit même lassés des afterworks ou des soirées d’entreprise. Encore un préjugé d’après les résultats de l’étude. 69% des jeunes manifestent un fort sentiment d’attachement à leur entreprise. 78% du panel interrogé réalise d’ailleurs des heures supplémentaires en cas de pic d’activité, si elles sont rémunérées ou récupérées, et 71% participent à des évènements conviviaux avec leurs collègues dans les locaux.

Ils ont des profils variés loin des préjugés

L’étude identifie six visages de la jeunesse d’aujourd’hui, ce qui nuance les généralités émises par de précédentes enquêtes. Les jeunes ne sont pas un groupe identique et homogène avec les mêmes attentes et les mêmes parcours professionnels.

Il y aurait ainsi des profils ambitieux (39%) : issus de familles à l’aise financièrement, ils sont diplômés du supérieur et sont surreprésentés parmi les managers et les CSP+. Ils sont très attachés à leur entreprise et accordent une grande importance à leur travail.

Les combatifs (20%) : issus de familles qui n’étaient pas à l’aise financièrement, ils ont souvent vu leurs parents travailler sans accéder au confort. Beaucoup d’entre eux déclarent ne pas avoir choisi leur métier et exercer une activité qui ne correspond pas à ce qu’ils avaient envie de faire mais, pour autant, ils ont un vif désir de gagner en responsabilités, en autonomie et en rémunération dans le futur.

Les profils satisfaits (14%) : diplômés au minimum d’un bac +2, ils estiment avoir une situation professionnelle meilleure que leurs parents. Ils sont surreprésentés parmi les fonctionnaires et les cadres. Ils considèrent leur travail comme important, mais pas plus que leurs autres sphères de vie.

Les attentistes (11%) : ils ont le sentiment que leur travail ne correspond pas à leur niveau d’études, à ce qu’ils avaient envie de faire et à leurs valeurs. Ils expriment diverses frustrations : sentiment de ne pas être assez autonomes, de ne pas trouver d’utilité ou de sens à leur travail. Ils sont plus susceptibles que la moyenne de rêver à d’importantes transitions professionnelles.

Les distanciés (6%) : issus de familles modestes, ils sont en majorité diplômés d’un niveau bac ou bac+2 et ils estiment avoir une situation économique similaire à celle de leurs parents. Ils sont surreprésentés parmi les professions intermédiaires et les employés. Près de la moitié d’entre eux estiment qu’ils ont peu de perspective d’évolution.

Les découragés (10%) : issus d’un milieu populaire, les deux tiers ont un niveau Bac ou moins. Près d’un quart se sent en situation de déclassement par rapport à ses parents. Ils sont plus exposés au stress et à l’épuisement professionnel. Déçus par le travail, ils recherchent surtout un équilibre de vie raisonnable.

Crédits photo : Nassorn/stock.adobe.com

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