Amandine, guide conférencière : « C’est un métier passion quand on aime l’histoire, le patrimoine et le contact humain »
Il vous arrive de parler pendant des heures d’un sujet historique. Pourquoi pas devant un public ?

Amandine a la chance d’exercer un métier qui la passionne. Aussi, sa voie était toute tracée lorsqu’elle a choisi de devenir guide conférencière. « J’ai commencé mes études par un BTS Tourisme, raconte-t-elle. A l’époque, il y a une vingtaine d’années, on avait la possibilité de se préparer à l’obtention de la carte de guide dans ce cadre : la carte régionale de guide interprète. » Finalement, le brevet de technicien supérieur ne les prépare pas correctement à cette option et toute sa promo échoue.
La future guide commence alors à travailler dans le secteur de l’hôtellerie. « J’ai travaillé comme cela pendant deux ans. Je me suis très vite rendu compte que cela ne me plaisait pas et j’avais toujours cette envie d’obtenir ma carte dans un coin de la tête », continue-t-elle. Elle envisage de repasser l’examen en candidat libre mais décide finalement de quitter son job alimentaire et reprendre ses études, en 2005 : « Je voulais obtenir la carte de guide interprète national, ce qui me permettait de couvrir l’ensemble du territoire français. C’était une formation universitaire d’un an ». Elle atteint son objectif, mais après une réforme, sa carte est renommée en carte de guide conférencier.
« Un métier de transmission et de pédagogie »
Son choix de profession est une évidence pour cette passionnée d’histoire et de patrimoine. « J’ai toujours été intéressée par la France et ses régions. Je ne souhaitais pas faire de l’accompagnement pour des agences de voyage à l’étranger, par exemple. J’avais vraiment envie de me centrer sur l’histoire de France, son architecture », ajoute-t-elle. La seconde raison de cette décision ? « Je voulais être en contact avec le public et dans un métier de transmission et de pédagogie », souligne la guide.
Amandine est désormais guide dans un office de tourisme de l’Aveyron, département qu’elle a toujours aimé. Une situation peu commune dans sa profession, précise-t-elle : « La majorité des guides conférenciers sont freelance ou travaillent pour une association, en vacation ». Dans un territoire labellisé Pays d’art et d’histoire, elle fait le lien entre le public et les différents projets culturels et artistiques locaux. Ses missions varient en fonction des saisons : de mai à la fin du mois de septembre, elle est sur le terrain, au contact du public, et effectue des visites guidées. En période creuse, elle s’occupe de « tout ce qui a trait au milieu du tourisme. C’est très éclectique ! Cela peut aller de la tarification, aux conditions générales de vente, aux réservations, la communication ou encore la gestion des plannings des guides locaux. En ce moment, je prépare le bilan de la saison 2023 et la programmation de l’année prochaine. Je travaille aussi sur des projets ponctuels, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine et de la Nuit des musées, par exemple », liste-t-elle.
Le terrain, elle adore !
Par tous les temps, les guides conférenciers sont sur le terrain pour accueillir et informer le public. Un métier physique que certains choisissent de quitter à partir d’un certain âge. Une question qui ne se pose pas du côté d’Amandine : le terrain, elle adore ! « Cela arrive souvent que certaines personnes, vers 45-50 ans, partent vers des postes plus administratifs, dans la coordination notamment. D’autres deviennent animateurs du patrimoine ou se tournent vers la Drac (Direction générale des affaires culturelles) pour gérer des dossiers de subvention. Généralement, on reste dans le milieu culturel mais on échappe forcément au terrain et donc aux relations avec le public », détaille-t-elle.
Lors des périodes creuses, les aspects davantage administratifs du métier d’Amandine lui siéent également parfaitement : « Je suis quelqu’un de très organisé et la gestion des plannings et les bilans me conviennent très bien. Si on n’est pas rigoureux, cela peut être compliqué. J’aime aussi le côté analyse du poste, c’est-à-dire qu’on doit traiter des aspects qualitatifs et quantitatifs des visites : la satisfaction, le chiffre d’affaires ou encore le nombre de visiteurs. Quand on arrive à faire des analyses assez fines et abouties, on se rend compte que les années ne se ressemblent pas dans le tourisme », pointe Amandine. La guide conseille d’ailleurs aux futurs professionnels de diversifier leur activité s’ils ne veulent pas travailler seulement lors de la saison estivale : « Cela permet d’être polyvalent. Il peut s’agir de compétences dans le tourisme, la communication ou bien le secteur culturel ! »
« C’est vraiment un métier passion ! conclut Amandine. Quand je dis passion, c’est pour l’histoire, le patrimoine mais aussi pour le contact humain, car on a une notion d’ouverture aux autres. Il y a beaucoup d’échanges qui se déroulent en dehors de la visite entre le guide et le public. Il ne faut pas imaginer le guide comme un geek qui va faire son monologue, réciter ce qu’il sait et repartir ! »
Tout savoir sur les métiers du tourisme
Cet article a été réalisé dans le cadre d’une série de portraits dédiés aux professionnels du tourisme, en partenariat avec le Gouvernement.
Crédit photo : Bob@stock.adobe.com
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