Tickets restaurants : cette réserve de pouvoir d'achat que certains Français n'utilisent pas
De plus en plus de salariés peinent à dépenser la totalité des sommes qui leur sont allouées via les titres restaurants.

Alors que leur montant maximal augmente au 1er janvier, de nombreux titres restaurants sont en réalité inutilisés par les Français. Près de 700 millions d’euros sont ainsi perdus chaque année.
Coup de pouce au 1er janvier
Le montant maximal d’exonération de cotisations sociales pour l’employeur a été relevé de 10% au 1er janvier 2023, passant de 5,92 euros par titre restaurant à 6,50 euros. Une excellente nouvelle pour le pouvoir d’achat des salariés puisqu’en conséquence, le montant maximal de la valeur faciale d’un ticket restaurant est relevé de 11,84 euros à 13 euros. Un employeur peut donc désormais verser jusqu’à 2 900 euros de tickets restaurants par an à chaque employé.
Avantage salarial préféré des Français, juste devant la voiture de fonction, le ticket restaurant concerne 4,8 millions de personnes. Si le marché est conséquent, avec 7,5 milliards d’euros de titres restaurants émis chaque année pour le compte de 146 000 entreprises, il ne concerne néanmoins que 15% des actifs et 20% des entreprises.
10% des tickets restaurants non consommés chaque année
Pourtant, 700 millions d’euros, soit 10% du total des titres restaurants, ne sont pas utilisés chaque année. C’est l’équivalent de 145 euros en moyenne par salarié ! La hausse du montant des titres restaurants pourrait donc signifier également une augmentation proportionnelle des pertes.
Un phénomène en partie dû à la dématérialisation des titres, comme l’explique aux Echos Catherine Coupet, dirigeante de Open ! Eat : « Lorsque ces chèques repas n'étaient encore que sur support papier, le 0,5% périmé était remboursé en fin d'année par les émetteurs à leurs clients et redistribués aux œuvres sociales des entreprises, comme imposé par la loi. Depuis 2014 et la possible dématérialisation des titres, on est passé avec la carte à 10% des sommes non dépensées. »
Plusieurs autres raisons peuvent l’expliquer, comme la baisse du plafond quotidien (porté à 38 euros pendant la crise sanitaire), le fait que certaines enseignes ne les acceptent pas (comme les supermarchés discount par exemple) ou encore la montée en puissance du télétravail.
En novembre dernier, 35% des salariés possédaient encore entre 100 et 300 euros sur leur carte comme le relate BFM TV. Et 7% entre 300 et 600 euros. Pourtant, plusieurs émetteurs de tickets restaurants proposent de reporter les montants non consommés d’une année sur l’autre. Encore faut-il ne pas oublier que de l’argent dort sur notre carte !
Crédits photo : graphlight/stock.adobe.com
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