Tendance : comment les cadres ont remis le vélo à la mode ?
Pour marquer leur identité, les cadres ultra-urbains ont définitivement troqué les grosses berlines pour la petite reine.

Parmi les 2 % d'actifs se rendant au travail à vélo, les cadres -hommes et blancs - dominent, selon une étude menée par l'Insee. Encore plus en détails, l'institut nous apprend qu'ils évoluent essentiellement dans les milieux professionnels des arts et spectacles, de l'administration, de l'enseignement ou de l'information et communication.
"L’utilisation du vélo croît avec le niveau de diplôme" et "les cadres comptent proportionnellement plus d’adeptes du vélo que les autres catégories socioprofessionnelles", souligne l’Insee. Par exemple en Rhône-Alpes, 2 % des actifs ayant un Bac se rendent au travail à vélo contre 8,3 % des titulaires d’un doctorat et 6 % des cadres de la fonction publique pédalent contre 3 % des cadres des cadres du privé.
Une France à deux vitesses
Objet populaire, le vélo est de plus en plus un produit de luxe. Une tendance apparue avec le "fixie", un engin au pignon fixe, avec des propriétaires customisant leur vélo pour le côté mode. "Aujourd’hui, nous faisons face à une clientèle âgée entre 25 et 40 ans qui a envie de s’offrir un bel objet. Avant, les gens utilisaient leur voiture comme vitrine de leur statut social; aujourd’hui, en ville, c’est le vélo qui joue ce rôle, et c’est là qu’ils investissent. L’objet désigne un mode de vie et une image", explique à la Tribune de Genève un spécialiste qui a créé sa propre gamme de vélos customisés.
"Bike is the new golf!", aurait également déclaré le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. C'est ce qu'affirme le quotidien Les Echos dans une enquête sur Le vélo en classes affaires. Le vélo serait devenu ultra-tendance. Le journal a notamment enquêté auprès de cadres sup', d'avocats et de banquiers qui s'entraînent ensemble autour de hippodrome de Longchamps la semaine et dans les Pyrénées le week-end. Comment expliquer cet engouement pour un sport qui sent bon le Cochonou offert durant le Tour de France ? En partie parce qu'il préserve le corps contrairement à la course à pieds, répondent ses nouveaux adeptes. "Les marathoniens d'aujourd'hui sont les cyclistes de demain", affirme aux Echos, Frédéric Saint-Étienne, chez Garmin, spécialiste des montres et capteurs GPS pour sportifs
> Maintenant que tout le monde court, comment se démarquer en entreprise ?
Comme tout ce qui est trendy, le vélo est un business juteux. En France, trois millions de cycles ont été vendus l'an dernier, contre 2 millions de voitures. Et au cours des dix dernières années, la fédération de cyclisme a enregistré 20 % d'adhérents supplémentaires. Il n'y a pas que le nombre de cyclistes qui se soient envolés : aujourd'hui un vélo de course coûte en moyenne 1 200 euros. Nouvel adepte de la petite reine, Marc Simoncini a bien compris la rentabilité du vélo. Selon Les Echos, il aurait investi une part de sa fortune dans la création d'Heroïn, une marque de deux-roues tout en carbone, vendues entre 9 000 et 12 000 euros sur Internet. Le prix de la distinction ?
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