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Évoluer dans sa vie pro

Reconversion : comment Alice est passée des cosmétiques à la vigne

Par Guirec Gombert • Mis à jour le , publié en août 2018

Série 1/4. Cet été, nous vous proposons de relire les témoignages de cadres qui ont changé de vie. Ils ont quitté leur train-train parisien pour retourner sur leur terre natale, quitter le stress du quotidien, ou pour tenter une nouvelle aventure, à l'instar d'Alice. Cette trentenaire, parisienne de souche, a quitté la ville Lumière pour s'installer près de Mâcon (Bourgogne Franche-Comté) avec pour objectif de se reconvertir dans le vin...

Reconversion : comment Alice est passée des cosmétiques à la vigne

Aller voir au-delà du périph' serait une nécessité pour près de 80 % des cadres, selon différentes enquêtes. Ce qui les pousse à quitter la vie parisienne ? Dans le désordre : respirer un air plus pur, accéder à la propriété - le Graal étant une maison avec jardin - raccourcir les temps de transport, vivre dans un environnement moins bruyant...

Mais derrière le fantasme d'une province accueillante et abordable, est-il si simple de quitter Paris quand on est cadre ? Si ces derniers recherchent une vie privée plus calme, comment cela se concrétise-t-il ensuite en termes de carrière ? Alors Paris je te quitte mais pour quelle réalité ? Alison Chauvel est la première à prendre la parole dans cette série consacrée aux Parisiens qui s'installent en province. Depuis cet été, elle vit à Mâcon, en Bourgogne, pour apprendre à faire du vin. Une expérience qu'elle relate sur son blog La vigne devant soi.

> Reconversion : ces cadres qui ont changé de vie

Sa carrière semblait toute tracée. Après de bonnes études, hypokhâgne et un master à Dauphine, un premier stage à Londres avant un second au sein de L'Oréal, Alison Chauvel y gravit doucement les échelons jusqu'au poste de chef de groupe Marketing. Et puis l'envie de suivre ses aspirations resurgit. "J'ai toujours eu une passion pour le vin. Durant mes études, j'ai fait les vendanges et un stage en import-export de vins avec déjà le souhait de travailler dans le vin. C'était une envie en sourdine. Mais ces dernières années, c'est revenu de façon plus insistante". A Paris, exercer autour de la vigne, cela se limite à être sommelier ou caviste. Pour Alison, se reconvertir devient alors une nécessité.

"Quand j'ai quitté L'Oréal, beaucoup de proches m'ont dit : "c'est top ce que tu fais, moi je me verrais bien être ébéniste ou encore comédien mais je n'ose pas". Personnellement, je ne voulais pas regretter de n'avoir rien tenté". Inscrite au Centre de formation professionnel et de promotion agricole (CFPPA), une formation financée par la région Bourgogne et Pôle Emploi, elle a pris cet été la route direction Mâcon. "Les métiers autour du vin sont nombreux mais avant de frapper à la porte de domaines viticoles, je voulais être crédible et connaître un maximum de choses sur le vin". A l'issue de cette formation technique en 10 mois, elle ressortira avec un BTS Viticulture-Oenologie.

"La vie culturelle n'est pas morte en province"

Et la vie en province ? "Les gens que je rencontre sont tous bienveillants et curieux de mon parcours. Si la question porte sur les sorties, évidemment ce n'est pas pareil. Ici, je découvre plein de choses différentes et puis la vie culturelle n'est pas morte en province : à Mâcon il y avait récemment un festival de ciné très intéressant. Et grâce à Internet, on a accès à tout désormais".

Autre argument qui fait mouche : le prix de l'immobilier. A Paris, Alison vivait dans un appartement de 44m2 qu'elle louait 1 380 euros. Aujourd'hui, avec les charges, son 30m2 lui revient à 350 euros... "Mon conjoint est resté à Paris mais lui aussi a envie de s'installer en province, c'est un vrai projet de vie. Nous avons des attaches dans le Bordelais, donc peut-être que nous partirons ensuite dans cette région".

Déjà, à l'issue de sa formation, en juillet-août,  Alison va chercher un travail pour les prochaines vinifications et ensuite "pourquoi pas enchaîner quelques mois dans l'hémisphère sud pour continuer à me former". Un conseil à ceux qui aimeraient changer de vie ? "Une reconversion ça se prépare. Même si au final c'est un échec, il ne faut pas avoir peur et aller au bout de ses envies". Message transmis...

> Retrouvez d'autres "Paroles de cadres"

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