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Être bien au travail

Team building : un manager licencié pour avoir fait marcher ses collaborateurs sur du verre pilé

Par Guirec Gombert • Publié le

M. I, directeur du programme "management solutions" s'est vu confirmer son licenciement par la Cour de cassation après une session de team builing qui s'est mal passée.

Team building : un manager licencié pour avoir fait marcher ses collaborateurs sur du verre pilé

Licencié le 18 février 2015, M. I avait organisé fin décembre 2014 en Allemagne un "team booster dont la dernière épreuve consistait à casser tour à tour une bouteille en verre enroulée dans une serviette à l'aide d'un marteau, à déposer le verre brisé sur un morceau de tissu étendu au sol et de faire quelques pas sur le verre ainsi brisé pieds nus", peut-on lire dans le jugement de la Cour de cassation rendu fin octobre dernier. tous les participants se seraient exécutés à l'exception de Monsieur M, sorti de la salle en larmes et contraint par l'organisatrice de la société proposant ce team builing "d'expliquer au groupe qu'il avait décidé de ne pas marcher sur les morceaux de verre".

Une situation humiliante. Mais surtout, il est reproché à M. I d'avoir permis la dernière activité avec du verre pilé, "dont il ne pouvait ignorer le contenu manifestement inappropriée et de n'avoir pris aucune mesure pour préserver l'intégrité physique et psychique de ses collaborateurs et notamment de Monsieur M... dont il ne pouvait ignorer l'état de santé et la fragilité".

Ce dernier avait refusé au motif qu'il était porteur d'une pathologie et il craignait que son refus de participer le pénalise sur son bonus annuel. La Cour de cassation rappelle en effet que la pratique de stages invitant les cadres de haut niveau est devenue courante mais qu'il n'en reste pas moins faisant partie intégrante de l'activité professionnelle et que les team building ne doivent pas porter atteinte à l'intégrité physique et psychique des collaborateurs. Un des participants minimisait, lui, la dangerosité de la pratique : "j'ai juste personnellement perdu une goutte de sang qui a coulé du dessus de mon orteil et on nous a ensuite soigneusement épousseté les pieds". Il n'empêche que, d'une part, cela contrevient aux règles d'hygiène minimum et, d'autre part, va à l'encontre des précautions nécessaires pour ne pas mettre en danger un salarié.

Le manager a ainsi été débouté de sa demande de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse... Moralité, la prochaine fois que vous voudrez renforcer les liens de votre équipe, optez plus classiquement pour un afterwork, ou encore achetez leurs des Nerfs, des pistolets en plastique, pour qu'ils se défoulent entre deux réunions.

(Crédit photo / Getty images Nicola_Romano)

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