Le "shift shock", ou quand les jeunes salariés n'hésitent plus à quitter leur nouvel emploi
Commencer un nouveau travail peut être source de joie comme de déception. Votre boss, votre poste ou votre boite ne sont pas tels que vous les imaginiez avant de démarrer votre nouvelle aventure professionnelle ? Vous êtes peut-être victime d’un « shift shock ».

Le « shift shock », ou choc de décalage en français, est un phénomène qui a pris de l’ampleur aux Etats-Unis à la suite du Covid et de la récente vague de démissions. Si vous avez vite déchanté en commençant un nouveau travail, alors qu’on vous avait promis monts et merveilles, vous comprenez probablement de quoi il s’agit. D’après une récente étude américaine, ce choc serait de plus en plus répandu, notamment auprès des jeunes générations.
Près de ¾ des travailleurs déçus par leur nouvel emploi
Depuis plus d’1 an, la Grande Démission touche tous les secteurs aux Etats-Unis : des milliers d’employés quittent ainsi leur boîte en quête d’un meilleur salaire, de plus de reconnaissance ou d’un meilleur équilibre avec leur vie personnelle. Un événement d’ampleur qui n’est pas sans conséquence pour les entreprises, confrontées à des pénuries de personnel et des difficultés d’embauche.
Mais d’après le site américain de recherche d’emploi TheMuse.com, un grand nombre de ces salariés démissionnaires ne seraient pas forcément plus heureux après avoir trouvé un nouveau poste. L’herbe ne serait donc pas plus verte ailleurs ? Après avoir démissionné ou non, 72% des sondés estiment que leur nouveau job ne correspond pas à leurs attentes - qu’il s’agisse d’une déception ou plus rarement d’une bonne surprise. C’est ce décalage entre les aspirations des candidats et la réalité qu’on appelle « shift shock ». Pour 29%, la déception englobe à la fois le travail en lui-même et l’entreprise.
Grande Démission : à quoi s’attendre en 2022 ?
Le « shift shock », un phénomène générationnel ?
Plus étonnant encore : 40% de ces salariés indiquent qu’ils n’attendront pas plus de 2 à 6 mois avant de chercher un nouvel emploi. Un phénomène qui serait une conséquence directe de la pandémie selon Kathryn Minshew, responsable de The Muse.com : « la pandémie a rappelé à de nombreuses personnes que la « vie est courte », ce qui signifie que les candidats sont moins enclins à rester dans des emplois peu satisfaisants. »
D’après l’étude, 80% des sondés estiment que quitter son nouveau job après moins de 6 mois est acceptable s’il ne répond pas à leurs attentes. Un phénomène relativement nouveau, mis en évidence par la Grande Démission et qui rebat les cartes du rapport de force employeur/employés aux Etats-Unis. Kathryn Minshew y voit d’ailleurs une dynamique à long terme et une redéfinition de la relation au travail des nouvelles générations : « C’est un changement générationnel, conduit par la génération Z et les milléniaux qui sont plus susceptibles de croire que la relation employeur/employé doit être à double sens. » précise-t-elle.
Quelles solutions pour lutter contre la Grande Démission en France ?
La balle dans le camp des entreprises…
De quoi rendre les entreprises plus responsables du bien-être de leurs salariés si elles veulent les garder ? Une gigantesque étude de Microsoft, qui a interrogé près de 31 000 personnes dans 31 pays, semble en arriver aux mêmes conclusions.
Dans cette étude, 53% des gens déclarent prioriser leur santé et leur bien-être par rapport au travail et près de 20% d’entre eux ont quitté leur emploi l’année dernière. Parmi les sondés de la génération Z et Y, 50% réfléchissent à trouver un nouvel emploi dans l’année qui vient, rejoignant ainsi le mouvement de la Grande Démission.
Voici ce que conclut Jared Spartaro, l’un des vice-présidents de Microsoft, dans un article tiré de l’étude en question : « Alors que de nombreuses sociétés à travers le monde sont en train de passer du télétravail au travail hybride, une chose est claire : les gens qui sont rentrés chez eux pour travailler en 2020 ne sont plus les mêmes en revenant au bureau en 2022. »
« Rien ne pourra effacer l’expérience de ces deux dernières années et les attentes des salariés sont plus élevées que jamais (…) Il n’y aura pas de retour possible à la façon dont les choses se déroulaient avant. »
Crédits photo : /stock.adobe.com
- X
Sur la même thématique
Préparez-vous à
décrocher votre job !
155 000
CV lus en moyenne chaque jour, soyez le prochain à être vu !
soyez visible auprès des recruteurs
905 937
offres en ce moment, on vous envoie celles qui collent ?
soyez alerté rapidement
Toutes les offres d’emploi
- Paris
- Lyon
- Toulouse
- Marseille
- Nantes
- Bordeaux
- Lille
- Strasbourg
- Rennes
- Nice
- Montpellier
- Aix-en-Provence
- Dijon
- Grenoble
- Reims
- Annecy
- Angers
- Metz
- Tours
- Nanterre
- Accueil
- Média de l'emploi
- Suivre l'actu de l'emploi
- Le "shift shock", ou quand les jeunes salariés n'hésitent plus à quitter leur nouvel emploi
{{title}}
{{message}}
{{linkLabel}}