Sexe, fêtes, drogues et alcool... Faut-il imiter le management très rock'n'roll du fondateur de WeWork ?
A priori non : Adam Neumann a dû quitter son propre groupe, éjecté par les investisseurs lassés de ses frasques. D'un autre côté, son départ lui rapporte tout de même, au minimum, 180 millions d'euros...

Une éjection qui coûte cher. Promise à une capitalisation record de 42 milliards de dollars, l'entreprise de location d'espaces de coworking WeWork n'entrera finalement pas en bourse et son IPO serait dorénavant à peine estimée à 6,7 milliards d'euros. Un fiasco en partie lié au management du cofondateur, dont les salariés ont témoigné de soirées orgiaques et de sa propension à boire des shots de tequila en réunion. Probablement frappé du syndrome d'hubris, ou la folie du pouvoir, Adam Neumann ne s'en sort pas trop mal : poussé vers la sortie par ses investisseurs, il devrait toucher au passage 180 millions d'euros, sans compter ses actions qui, en les revendant, lui rapporteront plus de 900 millions d'euros.
Management par la biture
Business Insider, traduit par le site Korii, est revenu sur la manière de diriger d'Adam Neumann. Et c'est souvent hallucinant ! Une vingtaine de personnes qui ont collaboré de près ou de loin avec lui ont décrit les excès du DG qui organisait des fêtes dépravées. Durant les réunions, il buvait à flot de la tequila, du Don Julio 1942, mettait de la musique à fond et s'amusait avec des ballons sans véritablement écouter les personnes présentes. Un ancien employé se rappelle même s'être vu offrir un shot de tequila lors de son entretien d'embauche avec le patron.
Lors d'un séminaire où les participants étaient logés sous des tentes et abreuvés d'alcool, "le son de collègues en train de faire l'amour emplissait l'air", rapporte un collaborateur. "On parle de gens faisant l'amour dans les buissons, avalant ou sniffant ouvertement des cachets ou de la cocaïne au milieu d'une foule assistant à un concert de Bastille".
Sans oublier qu'au siège de la firme, le patron disposait d'une grande salle de bain privative, d'un sauna et d'une table de massage.
Machisme écervelé
Les salariées de l'entreprise étaient visiblement peu considérées : "On leur disait de ne pas trop s'impliquer et de ne pas parler de leurs contributions lors des grosses réunions. Parfois, on en faisait venir une lors d'un meeting, simplement pour que leurs collègues mâles puissent parler en son nom". Des comportements vivement critiqués par son principal investisseur SoftBank.
Ajoutez à cela une gestion à la louche des dépenses et la licorne WeWork a fini à terre. Pas encore achevée, mais peu après leur entrée en fonction, les nouveaux co-directeurs du groupe ont engagé une cure d'austérité. En 2018, pour alimenter sa croissance l'entreprise brûlait l'argent, perdant 2 milliards d'euros sur cette période alors qu'elle n'avait récolté que 1,6 milliard de revenus.
Les salariés se rappellent également d'un bourreau de travail exigeant de ses équipes le même rythme, changeant sans cesse de priorités. En interne, ils aimaient à dire qu'une année chez WeWork était équivalente à 10 années passées dans une autre entreprise.
Si vous trouvez votre patron trop sage, estimez-vous heureux ! Mi-octobre, l'entreprise devait renvoyer 2.000 employés, des licenciements reportés car l'entreprise est incapable de s'acquitter des indemnisations. Une gestion vraiment très rock'n'roll !
(Getty images / South_agency)
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