7 (bonnes) séries sur le monde du travail
De la science-fiction à la sitcom, notre sélection des meilleurs shows qui traitent du monde de l'entreprise. Spoiler : c'est très souvent satyrique.

Severance : la plus flippante
Un ovni pour commencer : Severance, “rupture” en français, est une série à la fois dystopique et rétro-futuriste qui imagine un monde où les employés d’une entreprise subissent une opération chirurgicale de séparation entre leurs souvenirs liés à leur vie professionnelle et ceux liés à leur vie privée. Leur esprit est donc scindé en deux : une personnalité professionnelle qui s’active lorsqu’ils passent les portes de la firme Lumon, et l’autre lorsqu’ils retrouvent leur domicile. Ils n'ont alors plus aucun souvenir de leur vie à l'intérieur de l’entreprise, et inversement.
Réalisée par Ben Stiller, cette drôle d’anti-utopie radicale sur la séparation de la vie privée et professionnelle n’est n’est pas sans rappeler Black Mirror, même si elle fait office d'ovni dans l'univers des séries qui traitent du monde de l’entreprise. Son esthétique entre Blade Runner et le brutalisme architectural communiste vient parfaitement servir sa critique acerbe, et plutôt flippante de la déshumanisation, l’aliénation au travail, le culte de la personnalité, le droit à la déconnexion et l’individualisme à outrance.
Mad Men : la plus vintage
Mad Men nous fait pousser les portes d’un métier méconnu du grand public, celui de publicitaire, au sein de l’agence Sterling Cooper. Téléportés au début des années 60, on suit l’ascension de Don Draper, créatif publicitaire à la personnalité complexe et au charme certain.
Une série qui nous emmène dans un monde du travail révolu, et peut-être un peu fantasmé : un temps où trônaient dans les bureaux des cadres des armoire pleines de whisky, où l’on allait au bureau en vestons croisés, où l’on travaillait dans des bureaux individuels avec vue sur la skyline de New York, etc… enfin ça c’est pour les hommes, car le sort des femmes dans Mad Men est bien moins envieux : cantonnées aux étages inférieurs et à la subordination des hommes, elles occupent des postes exclusivement administratifs (même si certaines finissent par s’en émanciper au fil des saisons).
En bref, si l’on peut regretter l’esthétisme des sixties (magnifiquement retranscrit dans la série), on constate également que le monde de l’entreprise a bien évolué depuis… et parfois pour le mieux.
The Office : la plus culte
Lorsqu’il est question de sitcom sur le monde de l’entreprise, impossible de faire l’impasse sur The Office. Imaginée et incarnée par Ricky Gervais, la série raconte le quotidien des employés d'une usine de fabrication de papier en Angleterre.
Prenant la forme d’un faux documentaire, elle suit notamment David Brent, le personnage central et dirigeant de cette petite société, qui aime particulièrement s’écouter parler et se voit comme le patron le plus drôle et décontracté d’Angleterre. Le principal ressort comique va puiser dans le sentiment de cringe que peut provoquer certaines situations en entreprise, malaise exacerbé jusqu’à l’extrême par Ricky Gervais.
Autre exploit dont peu de séries peuvent se vanter : celui d’avoir réussi à se décliner dans une version américaine vraiment réussie, et qui dépasserait presque l’originale. Les versions françaises (Le Bureau, avec François Berléand) et canadiennes (La Job) ne connaîtront malheureusement pas le même succès... pas de quoi écorner le culte de The Office, que beaucoup considèrent comme la meilleure série sur la vie de bureau, et meilleure série tout court.
The Bear : la plus hype
Là aussi, difficile de passer à côté de la hype de The Bear, tant le carton de cette série est retentissant, surtout depuis la sortie de la troisième saison le mois dernier. L’acteur principal, Jeremy Allen White, a d’ailleurs été auréolé de deux Golden Globes (en 2023 et 2024) de meilleur acteur pour ce rôle d’ancien chef réputé qui reprend la sandwicherie de son frère décédé.
Vous l’aurez compris, l'intrigue ne se déroule pas dans un open-space, mais dans une arrière-cuisine, dont on retrouve toute la frénésie, la chaleur et l’urgence, et ce dès le premier épisode. Si la série dépeint si fidèlement ce qu’on appelle la “petite” restauration, avec son lot de stress, de franc-parler et d’humanité, c’est qu’elle s’est librement inspirée d’un vrai établissement de Chicago : Mr Beef. Le (vrai) gérant établissement fait d'ailleurs une apparition remarquée dans la première saison, sous les traits d’un “dealer de viande” tout droit sorti d’un film de Martin Scorcese.
Superstore : la plus sitcom
Parce que le monde du travail n’est pas fait que de médecins et d’espions, la série Superstore met en scène la vie d’une enseigne de grande distribution. Largement satirique et parfois extrêmement drôle, cette sitcom (comédie de situation tournée dans un décor minimaliste, popularisé par Friends ou How I Met...) est une satire du capitalisme à l’américaine et place son intrigue dans l’un de ses lieux les plus emblématiques : un grand supermarché, situé dans une zone péri-urbaine du Missouri.
On suit donc Jonah, jeune homme issu de la bourgeoisie qui n’a d’autre choix que de se faire embaucher chez Cloud 9 (le nom de l’enseigne fictive), qui tentera de trouver ses marques entre un patron très porté sur la religion (et les préjugés), une cheffe de rayon acide, une collègue enceinte de 17 ans, un employé gay philippin ultra-compétitif, etc… Toutes les psychoses américaines y passent : les stéréotypes ethniques, l’hyper-individualisme, les addictions aux médicaments, la culture corporate, le surendettement et (évidemment) l’hyper consommation.
WeCrashed : la plus réelle
WeCrashed relate l'ascension (puis la chute) d’Adam Neumann, interprété par Jared Leto. Entrepreneur aussi charismatique que controversé et megalo, Neumann commence sa carrière par un échec financier, en créant une boîte spécialisée dans… les grenouillères pour bébé. Fort de cette malheureuse expérience, il lance une autre entreprise qui propose la mise à disposition de locaux et des services de coworking : le désormais célèbre WeWork.
La série raconte donc le cheminement de cette utopie née dans l’esprit de l'entrepreneur israélo-américain, faite de développement personnel, de tables de ping-pong dans les couloirs, de soirées corporate (très) alcoolisées, d’espaces de détente et de tireuses à bières en libre-service.
De prometteuse affaire, l’entreprise devient en quelques années un empire financier (The We Company), et fait entrer dans son capital des investisseurs du milieu banquier, qui vont y injecter plusieurs milliards de dollars. Mais la marche est trop grande, et l’ambitieux patron va se faire licencier de sa propre société pour des conflits d’intérêts et sur-évaluations de l'entreprise en vue d’être introduit en Bourse.
Scrubs : la plus drôle
On aurait pu citer H, Hippocrate, Urgences ou Grey’s Anatomy et tant d’autres… force est de constater que la série en milieu hospitalier est presque devenue un genre à part entière. Pour quelles raisons les scénaristes ont-ils jeté leur dévolu sur les histoires d'hosto ?
Peut-être parce que, contrairement à la plupart des shows télévisés mettant en scène le monde du travail, elles ont pour toile de fond un lieu où se côtoient toutes les couches sociales et pas juste une catégorie socio-professionnelle. Un mélange propice à la comédie, comme au drame. Sans compter les histoires personnelles qui se cachent derrière chaque diagnostic.
Peut-être aussi que les amitiés (et plus) se nouent davantage dans l’adversité des longues nuits de garde en tant qu’interne, à l’image de celle qui lie JD et Turk dans la cultissime série Scrubs. Sorte de savant mélange entre Friends et Grey’s Anatomy, la sitcom de Bill Lawrence suit le parcours de John Dorian à l'hôpital Sacré Coeur. La série couvre une bonne partie des problématiques propres au milieu hospitalier américain : l’addiction au travail, la gestion de la pression, les rapports hiérarchiques parfois compliqués, les inégalités d’accès aux soins, mais avec un détachement et un sens de l’absurde qui rendent Scrubs aussi attachant qu’addictif.
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