Royaume-Uni : des milliers de salariés vont tester la semaine de 4 jours
A l’image de nombreux autres pays, le Royaume-Uni va expérimenter la semaine de 4 jours auprès de plusieurs entreprises.

Productivité, bien-être au travail, capacité à recruter… plusieurs données seront mesurées tout au long de l’étude.
Des salariés et des entreprises enthousiastes
Après des essais menés en Espagne, en Islande, aux États-Unis et au Canada, et en attendant la Nouvelle-Zélande et l’Australie an août prochain, le Royaume-Uni va à son tour expérimenter la semaine de 4 jours sans baisse de salaire dans près de 60 entreprises à partir du mois de juin.
Des universitaires d'Oxoford, de Cambridge ainsi que du Boston College aux États-Unis, en collaboration avec l’association 4 Day Week Global, seront chargés de récolter les données et d’aider les entreprises participantes à mettre en place ce nouveau rythme hebdomadaire pendant cet essai de 6 mois. Près de 3 000 employés sont concernés par ce test à grande échelle qui se revendique comme le plus vaste au monde jamais mené.
Bien-être des salariés, impact environnemental, hausse de la productivité…. Auprès de l’AFP, le brasseur Louis Bloomsfield, dont l’établissement Pressure Drop participe à l’expérience, veut croire aux nombreux bénéfices apportés par la semaine de 4 jours :
« Nous voulons faire partie d'un changement progressif de la société. Nous voulons contribuer à l'impact environnemental, au bien-être mental, à l'éducation des enfants, à toutes sortes d'autres améliorations dans la société qui peuvent se produire s’il y a des changements dans la façon de travailler. »
De son côté, le fondateur de la brasserie attend avec impatience de voir les résultats d’un tel système et s’il peut le pérenniser dans le temps. Pour continuer d’ouvrir en continu, il a pour l’instant décidé de donner des jours de congés différents à chaque employé et mettre en place deux équipes distinctes.
Mark Downs, directeur général de la Royal Society of Biology, qui participe également au test, a décidé de répartir ses employés en deux équipes pour rester ouvert cinq jours dans la semaine : une équipe travaillant du lundi au jeudi et une autre du mardi au vendredi.
Le facteur clé de la productivité
Phil McParlane, fondateur du cabinet de recrutement 4dayweek.io spécialisé dans le travail flexible, parle quant à lui d’un « superpouvoir à embauches ». C’est d’ailleurs l’un des grands enjeux évoqués par les patrons participant à cet essai : attirer de nouveaux employés tout en fidélisant les meilleurs.
Un objectif essentiel pour les entreprises britanniques, qui peinent parfois à recruter dans un marché du travail où le chômage est au plus bas depuis 50 ans et où le nombre d’offres d’emplois a atteint un nouveau record (1,3 millions).
Comme le confie l’économiste Jonathan Boys à l’AFP, la donnée majeure de cette étude sera cependant l’impact sur la productivité de la semaine de 4 jours : « Est-ce qu’une hausse de productivité va compenser ce jour qui a été perdu ? […] Si ce n’est pas le cas, alors nous aurons beaucoup de mal à maintenir la semaine de quatre jours sans sacrifier de la croissance. »
En France, 64% des salariés y seraient favorables selon une étude d’ADP, leader mondial des solutions RH.
Crédits photo : Landon/stock.adobe.com
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