Salaire : toujours autant d'écart entre les hommes et les femmes
Les femmes cadres ne gagnent toujours pas autant que leurs homologues masculins. Et depuis 2013, l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes ne s'est pas réduit, analyse l'Apec.

16 %. C'est la différence de salaire entre les femmes et les hommes cadres. La rémunération médiane des premières atteignait 45 000 euros en 2018, selon l'Apec, contre 52 000 euros pour les hommes. Un écart constant depuis 2013 (50 000 € contre 43 000 €, à l'époque). "Un écart de 8 % subsiste si l’on compare les rémunérations des hommes et des femmes occupant les mêmes postes et ayant les mêmes caractéristiques", indique l'association pour l'emploi des cadres.
Ces différences s'expliquent en grande partie parce que les femmes et les hommes n'occupent pas les mêmes fonctions. Là encore, rien de neuf : 31 % seulement des femmes endossent des responsabilités hiérarchiques. Et, à de tels postes, elles subissent encore un écart de salaire de 10 %. La part de femmes cadres chute à 25 % aux postes de direction, où elles gagnent 21 % de moins que les hommes. La rémunération médiane d’un homme à un poste de direction s'élève à 75.000 euros contre 50.000 euros pour une femme.
Des écarts plus marqués selon les métiers
Si les différences salariales concernent tous les postes et métiers, certaines fonctions sont plus impactées. C'est notamment le cas dans les métiers du commercial ou du marketing, parmi les plus inégalitaires. "L’écart de rémunération moyen entre les femmes et les hommes dans cette fonction est de 11 % à caractéristiques égales (contre 8 % au global)". Et il atteint jusqu'à 13 % dans les postes de direction commerciale.
Parmi les causes, l'Apec estime que pour ces métiers, les compétences de savoir-être (persuasion, confiance en soi, etc.) sont recherchées. "Le fait de ne pas pouvoir mesurer objectivement ces compétences favorise les biais inconscients des recruteurs au détriment des femmes (que ce soit lors des phases d’augmentation ou d’embauche)".
C'est dans le domaine de la production industrielle et des travaux de chantier que l’écart de salaires entre les hommes et les femmes est le plus élevé, atteignant 20,9 %. A l'inverse, c'est dans les secteurs de l’informatique et des services techniques que les écarts de rémunérations sont les plus faibles, à 8,7 % chacun.
Les facteurs qui réduisent les inégalités
L'obligation de conclure un accord relatif à l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes joue dans la réduction des écarts salariaux, de même que la présence d'un service des ressources, lui-même bien conditionné à la taille de l'entreprise. Ainsi, au coeur des entreprises de 1 000 salariés, les écarts de salaires entre sexes sont contenus à 7 % quand une femme cadre exerçant dans une entreprise de moins de 20 personne gagnera 10 % de moins qu'un homme.
"Les recruteurs des plus grandes entreprises sont aussi davantage sensibilisés à la question de l’égalité salariale. Depuis 2017, les entreprises de plus de 300 salarié·e·s ont l’obligation de former leurs chargé·e·s de recrutement à la non-discrimination", souligne l'Apec. L'occasion pour les entreprises d'évaluer leurs pratiques et de mettre en place une vraie politique salariale. La mise en place récente de l'index de l'égalité professionnelle - obligatoire dans les entreprises de plus de 50 employé·e·s - devrait à terme jouer sur les comportements. Si le score obtenu est inférieur à 75, les entreprises s'exposent à des sanctions financières.
Autres facteurs qui limitent les différences salariales : les compétences techniques et le niveau de diplôme. Ainsi, les femmes cadres informaticiennes ou ingénieures, sont celles qui subissent le moins d’inégalités.
L'Apec croit aussi voir s'amorcer un effet générationnel en faveur des femmes. Les chiffres pour les hommes et femmes de moins de 30 ans vont dans ce sens : les écarts de rémunération à cet âge s'élève à 3 % contre 4 % en 2013. "De manière globale, il semblerait que les écarts se sont légèrement résorbés pour les catégories les plus jeunes", indique l'Apec bien que "d’un autre côté, à profil identique, les femmes cadres âgées de plus de 55 ans voient leur écart de revenus avec les hommes cadres
augmenter : de 13 % en 2013, celui-ci s’élève à 17 % en 2018".
- X
Sur la même thématique
Préparez-vous à
décrocher votre job !
155 000
CV lus en moyenne chaque jour, soyez le prochain à être vu !
soyez visible auprès des recruteurs
905 937
offres en ce moment, on vous envoie celles qui collent ?
soyez alerté rapidement
Toutes les offres d’emploi
- Paris
- Lyon
- Toulouse
- Marseille
- Nantes
- Bordeaux
- Strasbourg
- Lille
- Rennes
- Montpellier
- Nice
- Aix-en-Provence
- Dijon
- Grenoble
- Reims
- Annecy
- Angers
- Metz
- Nanterre
- Tours
- Accueil
- Média de l'emploi
- Évoluer dans sa vie pro
- Salaire : toujours autant d'écart entre les hommes et les femmes
{{title}}
{{message}}
{{linkLabel}}