Retraite progressive : pourquoi elle devrait se développer suite à la réforme du 1er septembre
Un dispositif qui permet de lever le pied avant l'âge légal de départ à la retraite.

Le principe de la retraite progressive est simple : travailler à temps partiel tout en percevant une partie de sa pension afin d'amortir la perte de salaire. Accessible en fin de carrière, ce dispositif méconnu a l'avantage de vous permettre de continuer à cotiser sur la base d'un salaire à temps complet. A l'arrêt total de votre activité pro, le montant de votre retraite définitive est recalculé en tenant compte de cette période de transition.
Mis en place il y a 35 ans, ce régime ne concernait que 0,2% des retraités en 2022, d'après les statistiques de la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse (Cnav), relayées dans un article du quotidien Le Monde. Des chiffres qui nous apprennent aussi que trois bénéficiaires sur quatre sont des femmes.
Si la retraite progressive est aujourd'hui peu utilisée, la dernière réforme des retraites, entrée en grande partie en vigueur le 1er septembre, devrait changer la donne ! On vous explique ce qui évolue avec les nouvelles mesures.
Un élargissement des bénéficiaires de la retraite progressive
La retraite progressive était jusque lors réservée aux salariés, artisans et commerçants. "Les fonctionnaires peuvent désormais aussi en profiter, explique Françoise Kleinbauer, dirigeante du cabinet de conseil France Retraite interrogée par Le Monde. Viendront ensuite les libéraux, avocats compris, en janvier 2024."
Un assouplissement de son accès
A compter du 1er septembre, la retraite progressive devient "presque un droit", selon l'experte. L'employeur doit désormais justifier son refus par écrit, avec des preuves de l'incompatibilité du temps partiel avec l'activité économique de l'entreprise. S'il s'abstient de le faire, son silence vaut pour accord dans les deux mois qui suivent la demande.
Une parade au recul de l'âge de la retraite
Le recul de l'âge de la retraite de 62 à 64 ans va probablement favoriser l'essor de la retraite progressive. "Ce type de dispositif est précieux pour rester dans l’emploi jusqu’au nouvel âge légal tout en soufflant un peu en fin de carrière, pointe Mme Kleinbauer. Reste à convaincre les dirigeants d'entreprise, souvent réticents à l'idée de bousculer les plannings, qu'il s'agit d'une voie d'avenir.
Quelles sont les conditions d'accès ?
Les conditions d'accès sont restées les mêmes depuis la réforme :
- Avoir au minimum deux ans de moins que l'âge légal de la retraite (donc entre 60 et 62 ans selon votre année de naissance)
- Avoir validé 150 trimestres ou plus
- Travailler entre 40 % minimum et 80% maximum de la durée légale ou conventionnelle du travail applicable dans votre entreprise (ou dans votre profession)
Le montant versé chaque mois par votre caisse de retraite dépendra de votre temps de travail. "Par exemple, un temps partiel de 65 % donne droit à 35 % de la retraite", illustre le site de l'Assurance retraite.
Crédit photo : Gorodenkoff@stock.adobe.com
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