Seuls 1 % des jeunes diplômés quittent leur "job à la con"
Dans son ouvrage La révolte des premiers de la classe, J-l Cassély décrit ces jeunes sur-diplômés qui décident de se reconvertir pour exercer un métier qui "fasse sens". Dans une étude, le Céreq estime que c'est un épiphénomène et "parmi les rares qui sont dans ce cas, presque tous sont issus de milieux sociaux favorisés".

Troquer le costume-cravate pour un tablier de boucher. De plus en plus d'articles de presse dépeignent cette jeunesse davantage attirée par des métiers qui font "sens" plutôt que par le milieu feutré de l'entreprise auquel elle se destinait.
Mais une récente étude du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq) relativise ces carrières atypiques. "Si l’on considère l’ensemble des jeunes, re-diplômés ou non, sortis avec au moins une licence en 2010, seuls 1 % (soit à peine 1 700 individus) ont obtenu un nouveau diplôme de niveau bac ou en deçà cinq ans après". Et pour une bonne part, leur choix de se reconvertir s'explique essentiellement par des difficultés à intégrer le marché de l'emploi. Les jeunes diplômés se dirigent alors vers des formations qui leur assureront un emploi : ambulancier, aide-soignant... La révolte des premiers de la classe, selon le titre de l'ouvrage du journaliste J-F Cassély, ceux qui ouvrent un restaurant, une cave à vin, une fromagerie, une boucherie, etc., concerne essentiellement des jeunes "issus de milieux sociaux favorisés", souligne le Céreq.
> TÉMOIGNAGES - Reconversion : ces cadres qui ont changé de vie
Le Centre d'études s'est aussi intéressé à "l'efficacité" sur le marché du travail de l'obtention d'un nouveau diplôme. Si les jeunes plus diplômés choisissent un retour à l'école "offensif", "visant à progresser dans leur carrière", les jeunes moins diplômés optent au contraire pour une formation "défensive", réalisée "pour résoudre des difficultés d'accès à l'emploi". Au final, ce sont pourtant les schémas "offensifs" qui réduisent davantage les risques d'être au chômage ou inactifs que les retours défensifs. Quelle que soit la priorité des diplômés, le Céreq note que depuis les années 2000 les reprises d'études concernent une part de plus en plus importante de la jeunesse, illustrant une "appétence sociale forte pour les diplômes".
> 8 cadres sur 10 aimeraient se reconvertir
Jeunes cadres : autant de femmes que d'hommes mais...
Une autre étude du Céreq parue au mois de janvier montre que, pour la première fois en 2013, la part des femmes occupant un poste cadre trois ans après leur entrée sur le marché du travail est aussi élevée que celles des hommes. Alors que sur 100 jeunes, 41 étaient des femmes en 2001, elles sont désormais 49. Mais, comme souvent, cette égalité est "trompeuse", selon le Céreq.
Si les femmes accèdent davantage à des postes de cadres c'est essentiellement lié à leur niveau d'études de plus en plus élevé et leur forte progression dans l'enseignement supérieur au cours des dernières décennies. Leur part d'accès aux niveaux Licence, Master, Doctotrat (LMD) s'élevait ainsi à 27 % en 2010 contre 23 % en 1998, tandis que celle des hommes est de, respectivement, 22 % contre 19 %. C'est là où le bat blesse : à diplôme équivalent les femmes devraient en fait être cadres plus souvent qu'elles ne le sont. Elles ont pourtant 32 % de chances en moins d'accéder à ce statut.
Quant aux salaires, si celui des femmes tend à se rapprocher de celui des hommes, elles gagnent encore moins dans quasiment tous les secteurs d'activité. Et encore, ce rapprochement s'explique par les effets de la crise, qui a fait reculer la rémunération des hommes plutôt qu'augmenter celle des femmes...
> Les femmes gagnent toujours moins que les hommes, mais ce n'est pas faute de demander plus...
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