Les salariés se sentent-ils reconnus au travail ? Les entreprises ont encore des progrès à faire
Vous sentez-vous reconnus dans votre travail ? C’est la question posée par le média My Happy Job by Moodwork à plus de 1000 salariés français. Les résultats du sondage, tout en contraste, révèlent les différentes aspirations des salariés et les pistes d’amélioration pour les entreprises, mauvaises élèves en la matière.

Si la reconnaissance apparaît comme un facteur clé de bien-être au travail au cœur des préoccupations de tous les salariés, quel que soit leur niveau hiérarchique, les entreprises semblent encore avoir des progrès à réaliser pour satisfaire leurs salariés sur ce point. Explications.
Le Covid a-t-il changé notre rapport à la reconnaissance au travail ?
En 2015, déjà, nous évoquions les résultats du livre blanc « Disconnect » publié par ADP, qui posait un diagnostic sans appel : la reconnaissance était l’attente numéro 1 des salariés au sein des entreprises et celle-ci était peu ou mal comblée.
Sept ans plus tard, après une pandémie qui a bouleversé les façons de travailler et notre rapport à l’entreprise, le constat est-il différent ? Le sondage « Reconnaissance au travail : quelle place et quelle importance ? » réalisé par le média My Happy Job by Moodwork a interrogé 1146 salariés sur leur rapport à cette notion fondamentale pour chacun d’entre nous.
La pandémie a-t-elle aggravé ou amélioré la situation ? Si la crise sanitaire a bel et bien eu un impact, aucune tendance ne se dessine clairement comme l’analyse Margaux Gelin, docteure en psychologie cognitive chez Moodwork :
« 40% des personnes considèrent que la pandémie a influencé la reconnaissance qu’ils reçoivent au travail. Pour certains, l’impact a été très négatif, avec un sentiment d’isolement, que plus personne ne se parle et que chacun fait les choses de son côté. Pour d’autres, au contraire, les difficultés ont rapproché les gens et chacun s’est rendu compte de l’importance du travail des autres. »
La reconnaissance, un facteur évident de motivation et d’épanouissement
En revanche, la reconnaissance demeure toujours une aspiration très forte de la part des salariés, dont l’impact positif est clairement mis en évidence par le sondage : à la question de savoir ce que provoque la reconnaissance à celui qui la reçoit, les sondés sont 41% à évoquer la motivation ! Le reste des mots évoqués laisse peu de place au doute sur les bienfaits de la reconnaissance pour les salariés : 28% évoquent la satisfaction ; 26 % la fierté ; 18% la joie ; 15 % la confiance.
Autre fait intéressant, la reconnaissance provoque également des sentiments positifs chez celui qui en donne : de la satisfaction (27%), de la joie (17%), de la fierté (15%), du plaisir (14%) et du bien-être (11%). En clair, si vous êtes avide d’en recevoir, n’oubliez pas d’en donner !
Pourquoi les entreprises ne sont-elles pas considérées comme assez reconnaissantes ?
Si 81% des sondés estiment manifester de la reconnaissance envers leurs collègues (une part qui monte à 90% chez les managers) et 69% envers leurs supérieurs, 26% des sondés seulement déclarent recevoir de la reconnaissance de la part de leur entreprise…
Un décalage qui interroge. Une entreprise n’est-elle pas définie avant tout par ceux qui la composent ? L’explication se niche sans doute dans les différentes formes de reconnaissance mises en évidence par le sondage Moodwork :
- La reconnaissance existentielle qui met en valeur la personne, son caractère unique et la valeur qu’elle apporte à l’entreprise.
- La reconnaissance procédurale, centrée sur la pratique du travail.
- La reconnaissance des résultats, centrée sur l’atteinte des objectifs.
Ainsi, 65% des sondés estiment être reconnus pour ce qu’ils apportent à l’entreprise en tant que personne mais 37% d’entre eux seulement pensent être reconnus dans leur façon de travailler et à peine 33% estiment leurs résultats reconnus.
En d’autres termes, il semblerait qu’une majorité de salariés soient satisfaits de la reconnaissance de leur valeur personnelle dont témoignent leurs collègues ou leurs managers mais qu’à l’inverse, ils se sentent relativement peu reconnus dans leur contribution aux résultats de l’entreprise ou dans leur façon de travailler.
Une vision à laquelle abonde Margaux Gelin, qui se dit surprise de constater un tel écart dans les résultats et propose quelques pistes d’améliorations :
« Pour donner un exemple concret, 73% des répondants estiment que leurs supérieurs reconnaissent leur valeur en leur laissant suffisamment d’autonomie dans leurs fonctions, alors que seuls 48% considèrent que leurs supérieurs les remercient lorsqu’ils atteignent un objectif. Évidemment, la reconnaissance existentielle est très importante, mais les deux autres formes de reconnaissance le sont tout autant. Alors n’oublions pas de reconnaître aussi nos collègues et nos supérieurs pour leur méthodes de travail, leurs compétences, leur investissement et leurs résultats !»
Crédits photo : Good Studio/stock.adobe.com
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