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5 bonnes raisons de choisir un métier féminisé quand on est un homme

Par Adèle Charrier • Publié le

Aide-soignant, esthéticien, assistant maternel… Messieurs, votre place se trouve peut-être dans une profession dite féminine.

5 bonnes raisons de choisir un métier féminisé quand on est un homme
En accédant aux secteurs de la petite enfance assez féminisés, les hommes peuvent pallier la pénurie de main-d'oeuvre. © FlamingoImages@stock.adobe.com

D’un point de vue global, la parité progresse en France sur le marché du travail : 49 % des emplois sont aujourd’hui occupés par des femmes, même si ce chiffre cache de grandes disparités. Si les femmes sont, chaque année, plus nombreuses à rejoindre des métiers dits masculins, les secteurs très féminisés, du social, de la santé et de l’enseignement tendent à le rester, d’après un rapport de l’Insee datant de 2020. Aujourd’hui, 3 % des sage-femmes sont des hommes. Quant au métier d’aide à domicile, il est exercé à 98 % par des femmes, selon les estimations de la DRESS (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques). Pourtant, les opportunités sont nombreuses. Voici 5 raisons qui pourraient vous convaincre, si vous êtes un homme, de faire carrière dans un métier dit féminin.

Pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les secteurs en tension

Parmi les métiers en pénurie de main d’œuvre, on retrouve des professions très féminisées, comme les infirmières, les aides-soignantes, les enseignantes, les auxiliaires de vie et les assistantes maternelles. En 2023, l’UFC que choisir publiait un rapport indiquant que 40 % des enfants de moins de 3 ans n’avaient pas de mode de garde (chiffres de 2020). Dans le secteur de la petite enfance, le manque de personnel est flagrant, tout comme dans celui de l’éducation, de la santé et de l’action sociale : 25 000 aides à domicile manquaient à l’appel en France en 2023, d'après la FEDESAP, et ce chiffre pourrait augmenter avec le vieillissement de la population. Ces pénuries représentent autant d’opportunités qui pourraient être saisies par des hommes, mais des freins subsistent. Notamment parce que dans l’imaginaire collectif, le soin est une qualité naturellement attribuée aux femmes.

                                « Ça me plaît de ne pas être dans la norme ! »

Les hommes qui osent s’affranchir de ces diktats, en devenant assistant maternel, assistant social, nutritionniste, ou diététicien admettent être parfaitement intégrés dans leur nouvelle profession. L’étude « Des hommes parmi les femmes, quels freins aujourd’hui à la mixité », publiée en 2015 (mais probablement toujours d’actualité) par l’association féministe belge Soralia et basée sur des témoignages recueillis auprès d’hommes occupant des métiers féminins, le confirme. Pierre, sage-femme en Belgique raconte : « Je sais que mon métier suscite l’étonnement, mais je n’ai jamais eu de remarques négatives, Ça me plaît de ne pas être dans la norme. C’est valorisant de parvenir à s’intégrer dans un groupe dans lequel vous n’êtes, a priori, pas censé être ».

Être sur le devant de la scène

Alors que les femmes qui se tournent vers des métiers dits masculins sont souvent confrontées à des difficultés, les hommes qui choisissent un métier dit féminin sont au contraire mis en lumière. Dans une interview, menée lors d’un colloque sur le genre et les métiers de la santé, en 2005, à Marseille, Franck, aide-soignant, avouait se sentir « un peu privilégié en tant qu’homme dans une équipe de femmes ». Interrogé dans l’étude citée précédemment, Sébastien infirmier, admet, lui aussi, bénéficier de discrimination positive : « Quand tu arrives dans une chambre avec ta blouse, les gens t’appellent « Docteur ». Ils réagissent différemment avec mes collègues féminines, qui sont moins bien perçues. Il parait que j’obtiens plus vite mes congés de ma cheffe, aussi. C’est ce que disent mes collègues ».

Lancer un modèle, qui pourrait inspirer la sphère privée

En embrassant des carrières dans des professions majoritairement occupées par des femmes, les hommes participent à l’évolution des mentalités. Car ce qui se passe en entreprise finit toujours par avoir une influence sur la sphère privée. Aujourd’hui encore, le partage des tâches ménagères reste profondément inégalitaire : 80 % des femmes consacrent plus d’une heure par jour aux tâches domestiques, contre 36 % des hommes, d’après le dernier rapport sur l’état des lieux du sexisme en France. Une plus grande quantité d’hommes dans des professions dites féminines, contribuerait sans doute à dissocier certaines missions et tâches de la notion de genre, ce qui pourrait permettre d’insuffler plus d’égalité au sein des foyers.

Sortir des stéréotypes de la nécessaire virilité

Pour faciliter l’accès des hommes à des professions à dominance féminine, encore faut-il sortir des stéréotypes de la virilité. Ces derniers ont la vie dure ! Aujourd’hui, « les codes de la virilité se transmettent en entreprise », affirmait la sociologue Haude Rivoal dans un entretien accordé au Monde. Les qualités présumées masculines, comme la force ou l’endurance, continuent d’être véhiculées sur nos lieux de travail. Selon elle, la sphère professionnelle continue d’être « une fabrique de masculinité » : « Cela n’est pas lié à des stratégies conscientes des hommes pour maintenir leur domination, mais des éléments structurels leurs permettent d’être favorisés », explique l’auteure. D’une certaine manière, se tourner vers un métier dit féminin, peut être une façon de s’extraire de ce schéma.

La mixité, vecteur de cohésion et de performance au travail

Autre raison qui pourrait vous convaincre d’intégrer une équipe féminine si vous êtes un homme : les salariés qui évoluent dans une équipe mixte se considéreraient plus « épanouis, accompagnés, respectés et utiles » que leurs collègues appartenant à une équipe non-mixte. C’est ce que révèle l’étude Gender Scan menée par le cabinet Global Contact.

Mais la parité serait aussi gage de performance des collaborateurs, d’après une étude publiée le 2 novembre 2023 par la société américaine de gestion d’actifs BlackRock et citée par le Journal Le Monde. Son analyse a démontré qu’entre 2013 et 2022, les entreprises présentant une plus large parité affichaient un rendement plus élevé que les autres.

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