Ce qu'on apprend quand on écrit sur l'emploi pendant 11 ans
Depuis 2013, Rachel Feintzeig écrit sur le monde de l’emploi dans les colonnes du Wall Street Journal. Voilà ce qu’elle en a retenu.

Vous voulez une augmentation ou congé sabbatique ? Pensez BATNA
BATNA, pour best alternative to a negotiated agreement. Autrement dit, entamez vos négociations avec un solide plan B. Si vous essuyez un refus, quelle sera votre alternative ? Une autre entreprise qui vous fait de l'oeil ? Un autre projet sur lequel vous concentrer ou une activité passion que vous voulez transformer en métier ? Plus votre deuxième option sera engageante, plus vous serez en confiance pour défendre votre projet initial. Et probablement moins déçu s'il n'aboutit pas.
Alimenter le transparence
Pour Rachel, partager son salaire avec ses collègues et leur demander de faire de même est une des clés qui permet de rendre les politiques de rémunération plus transparentes, et d’obtenir ce que vous méritez. Quitte à ce que ce soit un peu mal compris au départ. Et puis de toute façon, le train est en route.
Mais savoir dans quelle fourchette sont embauchés vos nouveaux collègues n'est pas tout à fait pareil que demander à votre voisin d'open space ou d'atelier combien il gagne. Dans ce deuxième cas de figure, vous seriez sans doute déçu qu'il vous réponde par une fourchette chiffrée :)
Work hard, play harder
Des personnes douées de raison disent encore ça ? Pas à ma connaissance, en tous cas pas notre chère Rachel. Ce qu’elle nous dit en revanche, c’est qu’on peut bien faire son travail (et même travailler dur) tout en restant un véritable rayon de soleil pour ses collègues (au moins ça). Comme pour de nombreux sujets de la vie pro, la clé est ici aussi de bien savoir prioriser. Répondre dans la minute à un mail non urgent ou se concentrer sur un projet qui compte ? Vous savez ce que nous dit la loi de Pareto ? Mais si, vous savez.
« Je n’échoue jamais… »
« Soit je réussis, soit j’apprends. » Des personnes douées de raison disent encore ça ? Si cette expression peut nous évoquer un monde du travail qu'on ne désire pas, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain : galvaudée ne signifie pas sans intérêt. Rachel nous rappelle qu’un refus lors d’une candidature est une étape tout à fait normale d’une carrière et qu’elle est même souhaitable. Si vous faites votre bonhomme de chemin en recevant uniquement des « oui » enthousiastes à chacune de vos demandes... peut-être que vous ne visez pas assez haut ?
Equilibrer sa vie pro avec sa vie perso, c’est plutôt pas mal
Rachel cite sa vie de mère qui travaille pour illustrer son propos. Retrouver un bambin souriant et ravi après avoir vécu une réunion catastrophique redonne une certaine perspective au douloureux épisode. Et un bébé grognon semblera moins difficile à gérer après une présentation que vous aurez gérée de main de maître. Ça marche aussi si on a un job dans lequel on ne fait pas de présentations ou si on se passionne pour autre chose que les bébés qui rient et qui pleurent.
Reprendre le travail un mercredi
Vous avez pris un congé sabbatique ou un congé parental ? Revenez travailler le mercredi. Peu importe l'état de votre motivation ou de votre forme, vous devriez pouvoir venir à bout de trois petits jours avant le week-end.
Placer stratégiquement le curseur de votre authenticité
Ce n’est pas toujours facile de communiquer et d'échanger sans trop se confier sur son lieu de travail. Il faut ajuster et adapter selon le sujet, selon ses collègues, selon son manager, et même selon la culture de l’entreprise, plus ou moins ouverte, plus ou moins bienveillante. Parfois, on peut avoir l'impression d'être allé trop loin, alors que finalement non. Car parler fait bouger les lignes (mais pas cuire le riz, dit l'adage), rappelle Rachel en citant un de ses interlocuteurs, professeur à la Stansford University’s business school : « Sur certains sujets, bien sûr, ça agacera. Mais ça ne veut pas dire que ça ne vaut pas le coup. »
Le sens du timing
Avant l'heure, ce n'est pas l'heure. Après l'heure, ce n'est plus l'heure. Et entre les deux il y a le Keiros.
A quel moment doit on changer de job ? Accepter une offre pour un nouveau poste ? Le conseil de Rachel, c’est d’avoir en tête le job de vos rêves et de vous demander si cette nouvelle perspective vous rapproche ou non de cette vie pro idéale que vous avez dessinée en songe. L'adéquation entre les deux projets peut clairement vous aider à prendre une décision. En gardant en tête que votre vie pro idéale d’aujourd’hui ne sera sans doute pas celle de demain. Et c’est tant mieux !
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