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Être bien au travail

Quiet cutting : comment faire face à cette pratique néfaste en tant que salarié ?

Par Hugo Diverres • Publié le

Qu’on aimerait ne plus voir dans les entreprises !

Quiet cutting : comment faire face à cette pratique néfaste en tant que salarié ?
La tendance de la coupe silencieuse se répandrait dans les entreprises. Comment s'en prémunir en tant que salarié ?

Depuis deux ans, des anglicismes teintés de coolitude redéfinissent des concepts bien connus des salariés depuis des décennies. La grève du zèle ? Le quiet quitting. La mise au placard ? Le quiet firing. Et on ne vous parle même pas de quiet hiring, promotion ou thriving (on en a même fait un petit dico si jamais ça vous intéresse), de la Great Resignation ou du bore out.

Mais le mot à la mode de ce début d’année 2024, c’est le quiet cutting. Non, ce n’est pas le dernier régime à la mode ni une tendance scandinave consistant à couper du bois pour se détendre… D’ailleurs, c’est loin d’être agréable à vivre !

C’est quoi le quiet cutting ?

D’où vient encore cette nouvelle expression ? C’est le Wall Street Journal qui l’a évoqué pour la première fois l’année dernière. Après une année 2022 marquée par des licenciements massifs aux Etats-Unis, notamment dans la Tech, les entreprises américaines ont opté pour une solution plus « douce » afin de continuer à réduire leurs effectifs : le quiet cutting. A savoir, changer les employés de poste plutôt que de les licencier. Comme le résume le WSJ : les salariés ne sont pas licenciés, mais leurs jobs disparaissent. A eux de s’adapter et se dépasser… ou pas.

Cette méthode de gestion des effectifs ne parie d’ailleurs pas toujours sur l’adaptation, comme l’explique une récente enquête du site américain Monster, qui définit cette réduction silencieuse, ou coupe discrète, comme le fait pour les employeurs de « réduire subtilement leurs effectifs en diminuant les rôles, les responsabilités et/ou les rémunérations dans l’espoir de convaincre les employés de démissionner par eux-mêmes ».

Une mise au placard en somme, mais à une échelle qui dépasse souvent le simple cas individuel. Se séparer de 10% des effectifs ? A quoi bon licencier – et verser des indemnités - quand il suffit de mettre les salariés dans une situation suffisamment inconfortable pour qu’ils partent d’eux-mêmes. 77% des salariés américains auraient été témoins de quiet cutting et 58% disent en avoir subi les conséquences. Des proportions qui donnent le tournis.

Les risques de cette pratique et comment s’en prémunir ?

Concrètement, quand on est salarié, le quiet cutting nous pousse dans nos retranchements : changement de missions, changement de bureau, d’équipe, d’intitulé de poste, etc. Un bouleversement qui peut s’avérer déstabilisant pour quelqu’un qui a été embauché pour exercer un tout autre métier (et qui n’a pas demandé à en changer). Si on y ajoute une forme de mise au placard (plus d’invitations aux réunions, moins de contact, un isolement dans son travail), on peut facilement parler de maltraitance…

Quelles solutions s’offrent à vous dans ces cas-là ? Vous pouvez, si vous en avez envie, tenter de vous adapter à vos nouvelles fonctions, démarrer une nouvelle carrière ou compléter vos compétences. C’est l’un des avantages du quiet cutting : sur le papier, on vous laisse une chance de vous épanouir à un nouveau poste.

Mais ça, c’est sur le papier. Si l’ambiance devient pesante, que vous vous sentez maltraité et que plusieurs de vos collègues sont sur le départ… n’hésitez pas à aller voir ailleurs rapidement ! Idem si vos nouvelles fonctions ne vous conviennent tout simplement pas. Reste à voir si vous avez la capacité de trouver un nouvel emploi facilement dans votre domaine. C’est tout le problème.

Pour le contourner, sans souffrir pendant des mois ni vous sentir floué par une démission qui ne vous arrange pas : montez au créneau et tapez du poing sur la table. La pratique du quiet cutting se situe clairement à la limite de la légalité et aux frontières du harcèlement moral. Vous pourriez vous retourner contre l’employeur s’il va trop loin.

N’hésitez pas non plus à négocier votre départ en bonne et due forme, par exemple via une rupture conventionnelle. Enfin, vous pouvez aussi tenter de trouver une autre issue que celle du départ, qui convienne à tout le monde, en envisageant une reconversion en interne ou des formations. Il suffit parfois d'exprimer haut et fort son mécontentement face à la situation pour qu’une solution émerge, comme par magie.

Crédits photo : baiajaku/stock.adobe.com

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