Quand les managers souffrent du "complexe de Napoléon"
"Mais pourquoi est-il si méchant ?", vous demandez-vous chaque fois que vous êtes confronté à votre boss ? La réponse est simple : parce qu'il est petit !

« Les résultats de nos travaux montrent que le complexe de Napoléon est bel et bien une réalité : la plupart des dirigeants de petite taille surcompensent leur 'infériorité supposée' par de l'égoïsme et de la méchanceté ». C'est la conclusion d'une étude menée par deux professeurs de l'université d'Amsterdam, intitulée The Napoleon complex : When shorter men take more.
Pour arriver à ce constat, Jill Knapen, enseignante en psychologie organisationnelle, et Mark van Vugt, enseignant en psychologie, ont réalisé deux expériences afin d'analyser le comportement des personnes de petite taille face à des plus grands qu'eux.
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Le jeu du dictateur. 164 hommes devaient jouer au jeu du dictateur : un joueur A reçoit une somme d'argent importante qu'il pouvait partager ou non avec un joueur B. Le jeu s'arrête quand A a donné à B ou s'il refuse de lui faire un don d'argent. Les résultats sont accablants : les joueurs de petite taille sont bien moins partageurs que les grands.
Le jeu de la sauce piquante. Dans ce jeu, les joueurs étaient invités a goûter différentes sauces piquantes. Le joueur A déposant à sa guise la quantité de piment que le joueur B devait ingérer. Les joueurs de petite taille avaient la main plus lourde et faisaient plus souvent manger des piments forts aux joueurs B...
Prendre de la hauteur d'esprit
Méchants et égoïstes donc les plus petits... Un constat pas tout à fait nouveau : en 2015 une étude confirmait que les hommes petits sont davantage enclins à la violence que les grands. A l'époque, les chercheurs expliquaient que pour prévenir ces comportements, il fallait davantage prendre en compte la souffrance induite chez les hommes par les normes sociales liées au genre.
"Que faire face à un chef souffrant du complexe de Napoléon ?", s'interroge le blogueur Olivier Schmouker. Et bien, il faut éviter de le rabaisser, de le regarder de haut et, au contraire, le rassurer sur sa masculinité. En clair, ne pas le faire se sentir petit et "inférieur" aux autres. Si le chef c'est vous, vous connaissez la cause de vos éruptions et autres sautes d'humeur. Il ne vous reste plus qu'à inverser les choses et de passer de "petit chef" nazillon à leader bienveillant et ouvert aux autres. Et rappelez-vous cette citation de Napoléon : « Ce que je cherche avant tout, c'est la grandeur : ce qui est grand est toujours beau ».
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