Pourquoi ne jamais se donner à 100% rendrait plus performant (et moins stressé) ?
Une méthode validée par Hugh Jackman !

Le secret du bonheur est-il de ne jamais se donner à fond ? Cela pourrait en tout cas vous rendre plus performant dans votre travail et vous éviter le surmenage.
En finir avec le mythe des 110%
« Il faut que tout le monde se donne à fond, à 110% ». Cette phrase, vous avez de fortes chances de l’entendre dans un vestiaire, dans une conférence de presse d’après match de l’équipe de France de rugby (Allez les Bleus !) ou… lors d’une réunion.
Mais la performance sportive est-elle vraiment comparable à une journée de travail ? Si donner le meilleur de soi-même est bien sûr à valoriser, repousser ses limites en permanence est rarement tenable sur la durée. En prenant cette formule au pied de la lettre, on risque en fait de s’épuiser et de courir tout droit au burnout. Le résultat inverse de ce qui est espéré lorsqu’on souhaite se « donner à fond ».
C’est là qu’intervient la « méthode Hugh Jackman », comme l’a surnommée Slate dans un récent article. Le célèbre interprète de Wolverine est en effet un adepte de la règle des 85% en tant que comédien : il ne se donne pas à 110% pour un rôle, ni même à cent, mais à 85%. Une façon d’effectuer son travail consciencieusement tout en éloignant les risques d’épuisement professionnel. Une marge de manœuvre de 15% qui n’empêche pas d’être performant – comme en témoigne la carrière de l’acteur australien – mais permet de durer dans le temps grâce à un état mental plus confortable, plus humainement supportable. Notons qu’il en va de même pour les machines qui, poussées au-delà de leurs limites de capacités, finissent par surchauffer ou casser.
Cela ne signifie pas qu’il ne faut jamais pousser les curseurs à 100% quand cela est nécessaire. En revanche, le niveau normal et quotidien de performance, d’implication et d’énergie, doit se situer légèrement en dessous. C’est d’ailleurs ce qui permet de passer de 85% à 100% sur une courte période en cas de besoin. Tandis que si vous êtes tout le temps au maximum de vos capacités, vous ne pourrez pas aller au-delà sans risquer la panne moteur…
Viser 85% pour débloquer de nouveaux niveaux de performance ?
Pour revenir au sport, être à 100% ne serait pas non plus recommandé pour une performance optimale. Cela paraît pourtant contre-intuitif. Pour l’expliquer, Dan Go, coach pour entrepreneur et lui aussi adepte des 85%, prend l’exemple de l’un des plus grands sprinteurs de tous les temps : Carl Lewis, champion olympique à neuf reprises.
When an athlete is told to run at 85% they run faster than if they're told to run at 100%.
— Dan Go (@FitFounder) August 12, 2023
It's called the 85% rule and here's why it works:
Carl Lewis was a 9 time Olympic gold medalist who was known as a master finisher but a slow starter.
He began races 2nd to last but… pic.twitter.com/wmMrJFHfP6
Extrêmement rapide, l’Américain ne partait jamais à fond et quittait même souvent les starting blocks dans les dernières positions. Il partait en réalité à sa vitesse de croisière. Et lorsque ses adversaires, qui eux étaient partis à 110%, commençaient à s’essouffler et ralentir dans la seconde moitié de la course, Carl Lewis ne baissait pas la cadence et pouvait même se permettre d’accélérer si besoin. Voire de relâcher son effort dans le dernier tiers. Plus détendu et constant, il pouvait ajuster son effort en fonction du scénario de la course et de ses adversaires.
Bien entendu, il n’existe qu’un seul Carl Lewis et sans ses dispositions naturelles hors-normes, le fait de ne pas être à 100% tout le long de la course n’aurait pas changé grand-chose. Même à 85%, le commun des mortels ne sera jamais champion olympique de 100 m. Mais derrière cette attitude de Carl Lewis se cache un état bien connu des sportifs de haut niveau : le flow. Il s’agit de l’état mental dans lequel on donne le meilleur de soi-même sans réfléchir, sans s’en rendre compte. Tous les gestes sont justes et réalisés de façon inconsciente. Comme lorsqu’on conduit une voiture, on ne pense pas à tous les gestes à réaliser pour tourner ou ralentir, on le fait sans réfléchir après avoir pris une décision.
Être à 85% dans son travail doit donc signifier travailler dans un état de flow. Vous serez plus productif, plus longtemps, sans vous épuiser et sans ressentir la pression de ne pas être au maximum en permanence. Alors, comment y parvenir sans tomber dans l’excès d’un quiet quitter qui ne ferait plus que le strict minimum ? Dan Go donne quelques clés toutes simples :
- Se détendre avant d’accomplir une tâche. Quelques exercices de respiration peuvent vous y aider.
- Prendre le temps de réfléchir à la façon dont vous allez aborder ce travail précis.
- Se concentrer sur une intensité de 85%. Pour cela, travaillez juste en dessous de votre seuil maximal.
- S’arrêter dès qu’on sent qu’on est proche de 100% de sa capacité mentale ou physique.
De quoi vous permettre d’atteindre de nouveaux niveaux de performance et dire non à la pression inutile !
Crédits photo : Friends Stock/stock.adobe.com
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