Ces salariés qui surjouent la productivité mais ne font rien... De quoi la "fauxductivité" est-elle le nom ?
Ce que ce concept nous enseigne sur notre rapport au travail.

Y’en a pas 1 sur 3 et pourtant ils existent
La plupart managers allez savoir pourquoi
Faut croire qu’en manageant on ne travaille pas
Les fauxductifs
Vous en croisez tous les jours sur votre lieu de travail, sans même le savoir. Des collègues qui semblent surinvestis dans leurs tâches et missions, à la limite de la rupture. Alors qu’en réalité, ils ne travaillent pas vraiment (ou en tout cas beaucoup moins que les autres). Ce sont les pratiquants de ce que les anglosaxons nomment la « fauxductivity » (en anglais dans le texte) : des faux productifs.
L’art de ne rien faire tout en sauvant les apparences
Le télétravail et les réunions à distance ont rendu la pratique encore plus simple pour les travailleurs de bureau – car oui, la fauxductivité n’est pas vraiment une option pour un manutentionnaire ou un livreur de colis. Il suffit d’envoyer quelques mails (très) tôt le matin, de se connecter machinalement à ses réunions quotidiennes en visio, y prendre la parole une ou deux fois à bon escient avant d’éteindre sa caméra, et surtout ne jamais oublier de clamer haut et fort à qui veut l’entendre : « En ce moment ça n’arrête pas, je suis sous l’eau ». Le must du must pour asseoir sa crédibilité ? Refuser du travail sous prétexte que l’on est déjà débordé !
Faire acte de présence et taper frénétiquement sur son clavier pour paraître occupé suffirait donc à nous rendre productifs aux yeux des autres… alors qu’on ne fait finalement pas grand-chose de concret. Serait-ce vraiment si simple de passer entre les mailles du filet ?
C’est en tout cas une pensée qui habite les managers. Selon une étude récente de Workhuman, 48% d’entre eux se disent persuadés que certains membres de leur équipe font semblant de travailler. Pourtant, les deux tiers des salariés interrogés affirment effectuer leur travail en temps et en heure. Alors, qui se joue vraiment de qui ?
Le faux productif n’est peut-être pas celui que l’on croit puisque, toujours selon la même étude, 37% des managers admettent pratiquer la fauxductivité… contre seulement 32% des collaborateurs ! Plus étonnant encore, la proportion de fauxductifs monte à 38% parmi les cadres supérieurs.
La fauxductivité ou le mal du siècle en entreprise
Des chiffres qui montrent bien que le problème, si problème il y a, est bien plus complexe qu'une banale histoire de flemme ou de manipulation. Derrière la fauxductivité se cache la raison pour laquelle certains travailleurs se sentent obligés de surjouer la productivité, du simple collaborateur en bas de l’échelle aux plus hauts postes de l’entreprise.
La valorisation du présentéisme, de la connexion permanente, la hustle culture, les schémas et organisations de travail rigides, la hiérarchisation à outrance, la bureaucratie… Autant de raisons qui incitent les salariés à faire semblant de travailler plutôt que de travailler vraiment. Car visiblement, ce n’est pas le résultat qui compte, c’est l’apparence. On le sait, les plus belles carrières ne sont pas l’apanage des plus talentueux mais des plus malins, ceux qui savent se mettre en valeur.
Pourquoi les managers sont-ils plus fauxductifs que les autres ? Probablement parce qu’ils subissent plus de pression de leur hiérarchie. Mais aussi parce que ça paye. Mieux vaut prendre l’apparence d’un productif et se montrer aux yeux de tous, drapé de ses habits lumineux de productivité simulée, que de l’être vraiment, tapi dans l’ombre d’un labeur écrasant. Encore aujourd’hui, le monde de l’entreprise favorise plus volontiers celui qui a l’air de travailler dur à celui qui n'aurait "que" des résultats à faire valoir. D'autant plus qu'obtenir des résultats sans travailler dur, c’est bien connu, cela n’existe pas… Work hard !
Si l’un de vos collègues est un illusionniste de la productivité, avant de vous agacer, pensez à interroger son comportement. Est-il un simple flemmard ou évoluez-vous tous les deux dans un environnement de travail plus toxique que vous ne le pensez ? Surtout, gardez en tête que 62% des salariés dans le monde se déclarent non-engagés dans leur travail et 15% activement désengagés (« State of the Global Workplace 2024 », Gallup). Le vrai problème, car il y en a un, se situe surtout là…
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