La procrastination expliquée en une équation
Selon Piers Steel, un professeur de marketing à l’université de Calgary, le nombre de personnes souffrant de procrastination a quadruplé entre 1978 et 2002. Ainsi 95% des humains ont ou procrastineront un jour ou l’autre mais 20% de la population en “souffriraient” de façon chronique. Une équation permet de comprendre ce problème et, éventuellement, de lutter contre.

Allumer son ordinateur, faire un tour sur Facebook puis sur son profil LinkedIn, lire ses mails, se préparer un café, retourner sur Facebook, répondre à ses amis sur Messenger, lire la presse en ligne... Voilà, vous venez de passer deux heures au travail à ne rien faire. Ou plutôt à ne faire rien qui devait être fait. Cette tendance n'est pas neuve : le terme crastinare (signifiant remettre à demain) date du 16ème siècle. Et, selon un article du magazine Books, l'écrivain Samuel Johnson décrivait un siècle plus tard la procrastination comme "l'une des faiblesses communes". Lui-même se reprochait de négliger les choses à faire "dont une oisiveté de tous les instants accroissait la difficulté" de les réaliser.
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Une pulsion fondamentale
La procrastination est donc le propre de l'homme. L'économiste George Ainslie ne dit rien d'autre en affirmant que c'est "aussi essentiel que le temps lui-même et pourrait être considéré comme la pulsion fondamentale". Pourtant, tout le monde se reproche de procrastiner. C'est particulièrement vrai au travail. Pourquoi ? Difficile à dire mais une chose est sûr : le problème n'a fait qu'empirer. Selon Piers Steel, professeur de marketing au Canada, le nombre de procrastinateurs aurait quadruplé entre 1978 et 2002, devenant "le phénomène moderne par excellence". Toujours selon le professeur, 95 % de la population procrastinent mais 20 % d'entre eux sont des procrastinateurs chroniques. Pour savoir si vous faites partie des plus touchés, il a inventé l'équation suivante :
- M = l'utilité ou la motivation, plus nous sommes motivés moins nous procrastinons
- E = l'espoir de réussir une action. On repousse davantage les choses si on a peur d'échouer
- V = la valeur de la réalisation, nous procrastinons davantage si la mission est peu intéressante
- I = l'impulsivité, c'est la difficulté à se concentrer sur des buts à long terme
- D = le délai d'une tâche. Là encore, plus elle est éloignée, plus nous remettons les choses au lendemain
Pour moins procrastiner, il faut donc jouer sur ces variables et obtenir un niveau de motivation le plus élevé possible. Comment ? C'est toute la difficulté... Tout ce que l'on peut vous dire c'est d'essayer de rendre les missions les plus intéressantes possibles, d'avoir confiance en vous pour les mener à bien et surtout de ne pas reporter votre attention sur une tâche immédiatement gratifiante mais qui ne vous fait pas avancer sur les sujets de fond. Enfin, il faut s'imposer des délais les plus serrés possibles. Bonne chance !
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