Près d’un salarié sur deux confronté au burn-out
Fatigués, 17% des salariés se disent potentiellement en situation de burn-out et 31% expliquent être confrontés à ce problème dans leur entourage professionnel, selon une enquête de l’institut Think pour le cabinet de conseil Great Place to Work.

Le burn-out, maladie du siècle ? Les salariés en situation d’épuisement sont en tout cas de plus en plus nombreux. Entre ceux qui sont potentiellement en état de burn-out (17%) et ceux qui y sont confrontés dans le cadre de leur emploi (31%), la moitié de la population salariée (48%) est exposée ou perçoit un niveau de stress élevé au travail.
Une dégradation du climat social en entreprise
Plusieurs facteurs peuvent expliquer les résultats dévoilés par l’institut Think. Ainsi, pour 56% des personnes interrogées, les conditions de travail et les pratiques d’encadrement ont évolué négativement au cours des trois dernières années. Quant au bien-être des salariés, seulement un employé sur 2 estime que l’entreprise y prête attention. L’encadrement et la base ne sont pas toujours au diapason comme le révèle une autre étude de Cegos sur les conditions de travail. Alors que dans ce sondage 53% des salariés et managers notent une dégradation globale de l’évolution du climat social, seulement 35% des DRH font ce constat.
Un sentiment de malaise qui tient en partie au contexte économique : 83% des salariés interrogés par l’institut Think sont pessimistes quant à une reprise économique rapide en France.
Vers une reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle ?
Face aux cas de plus en plus fréquents d’épuisement professionnel, le ministère du Travail a chargé fin 2014 un groupe d’experts de «clarifier ce que recouvre le burn-out». Sa première mission : faire des recommandations pour mieux le prévenir sans qu’il soit encore question de reconnaissance ou de réparation. Les conclusions du groupe de travail devraient très prochainement être publiées.
Des députés de la majorité ont de leur côté publié une tribune début décembre pour que le burn-out soit reconnu comme maladie professionnelle. "Cette reconnaissance est indispensable pour faire que les effets de l'épuisement nerveux au travail soient à la charge de ceux qui en sont responsables, c'est-à-dire les employeurs", peut-on lire dans la tribune. Actuellement, une dizaine de cas obtiennent cette reconnaissance chaque année.
- X
Sur la même thématique
Préparez-vous à
décrocher votre job !
155 000
CV lus en moyenne chaque jour, soyez le prochain à être vu !
soyez visible auprès des recruteurs
912 069
offres en ce moment, on vous envoie celles qui collent ?
soyez alerté rapidement
Toutes les offres d’emploi
- Paris
- Lyon
- Toulouse
- Marseille
- Nantes
- Bordeaux
- Lille
- Strasbourg
- Rennes
- Montpellier
- Nice
- Aix-en-Provence
- Dijon
- Grenoble
- Reims
- Annecy
- Angers
- Metz
- Tours
- Rouen
- Accueil
- Média de l'emploi
- Être bien au travail
- Près d’un salarié sur deux confronté au burn-out
{{title}}
{{message}}
{{linkLabel}}