Peut-on exiger d’une femme qu’elle porte des talons au bureau ?
En Angleterre, une réceptionniste de 27ans a été licenciée car elle refusait de porter des talons hauts. Un motif légal en France ?

Recrutée chez Price Waterhouse Coopers (PwC), un cabinet de conseil financier de Londres, Mlle Thorp officiait en tant que réceptionniste et était amenée à faire de nombreux allers-retours entre son bureau et celui de ses collaborateurs. C’est donc tout naturellement qu’elle a opté pour des chaussures plates, afin d’être plus à l’aise dans ses déplacements. Il faut croire que l’agence d’intérim Portico, grâce à laquelle elle avait été embauchée chez PwC, ne partageait pas son choix. « Le directeur de Portico m'a dit que je serais renvoyée sans toucher de salaire si je n’allais pas acheter une paire de talons de 5 à 10 cm » a déclaré la jeune femme, rajoutant par ailleurs qu’elle se sentait victime de discrimination puisque « ses collègues masculins étaient autorisés à travailler en chaussures plates. ». Une remarque qui n’a pas plu à son employeur qui l’a licenciée.
Obliger Mlle Thorp à porter des talons était-ce illégal ? Le site qz.com, qui relayait l’information, s’est renseigné auprès d’un cabinet d’avocats. Selon eux, les codes vestimentaires spécifiques au sexe sont autorisés au Royaume-Uni « tant qu'ils ne traitent pas l'un ou l'autre des sexes de manière moins favorable ». Outre-Manche, il est donc permis de licencier un employé qui ne se soumettrait pas aux exigences du code vestimentaire, à condition qu’il lui soit donné assez de temps pour acheter les vêtements et chaussures appropriés. Toutefois, plutôt que d’acheter une paire de talons, la réceptionniste a préféré relater son histoire à la presse. Une pétition a également été lancée pour rendre illégale l’obligation de porter des talons au travail. Elle approche les 100 000 signatures.
Qu’en est-il en France ?
Dans le code du travail, la liberté d'habillement sur le lieu du travail ne constitue pas une liberté fondamentale. Un employeur peut donc imposer à ses salariés des contraintes vestimentaires, mais sous certaines conditions. Un arrêt de la Cour de cassation (n° 95-43.491), datant de 1998, considérait en effet que la restriction de la liberté individuelle d’un salarié de se vêtir devait être justifiée par la tâche à accomplir et proportionnée au but recherché.
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