Penser dans une langue étrangère aide à prendre de meilleures décisions
Les cadres qui évoluent dans un milieu professionnel étranger sont souvent plus rationnels que ceux qui parlent dans leur langue maternelle. Ce n'est pas que leur cerveau marche mieux mais ils sont moins soumis aux émotions liées à l'usage de leur langue natale. Explications.

Dans la très bonne newsletter Time To Sign Off (TTSO), nous apprenions la semaine dernière que les cadres qui parlent dans une langue autre que leur langue maternelle développent des capacités cognitives leur permettant de mieux penser. C'est ce que des chercheurs anglais appellent le "foreign language effect".
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Selon les auteurs de l'étude, on s'attend intuitivement à ce que, quelle que soit la langue dans laquelle nous parlons, nos décisions soient identiques, voire que l'utilisation d'une langue étrangère les rendent moins structurées. Mais c'est l'inverse qui se produit : parler dans un autre idiome réduit les risques de prendre de mauvaises décisions. En menant quatre expériences différentes, les chercheurs ont ainsi démontré que les personnes qui parlent dans leur langue maternelle sont peu enclines à prendre des risques mais qu'elles n'étaient pas influencées par ce biais lorsqu'elles parlent dans une langue étrangère. "Deux expériences supplémentaires montrent que l'utilisation d'une langue étrangère réduit l'aversion aux risques et augmente le fait d'accepter de prendre des paris risqués mais avec de forts retours positifs. Nous estimons que ces effets résultent du fait qu'une langue étrangère permet une plus grande distance cognitive et émotionnelle qu'une langue maternelle".
Par exemple, concernant les effets de cadrage, les humains vont plus bloquer sur les formulations négatives. Aux énoncés suivants : "90 % des patients survivent" et "10 % des patients meurent", c'est ce deuxième énoncé que nous retiendrons alors que les deux phrases ont la même signification. C'est le biais de négativité, déjà démontré dans d'autres études. Des sociologues suggèrent en effet que nous percevons les choses négatives comme plus importantes ou en tout cas significatives que les informations positives. Pourtant, quand "deux options sont présentées dans une langue que nous ne parlons pas couramment, la différence entre les deux formulations disparaît : nous devenons miraculeusement 'rationnel'", peut-on lire sur TTSO. Comment expliquer ce phénomène ? Par la distance que permet l'usage d'une langue étrangère : nous réagissons moins à la charge émotionnelle de mots familiers, nous prenons davantage de distance et sommes au final capables de prendre de meilleures décisions.
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Crédit photo Istock utkamandarinka
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