La novlangue de bureau décryptée #2 : la flexibilité
Coworking, agilité, flex office, vacances illimités, autonomie... Le monde du travail est de plus en plus flexible. Mais qu'est-ce qui se cache vraiment derrière cette notion ?

Flex' à tous les étages. Pour s'adapter au contexte économique et ne jamais être prises de court, les entreprises mettent en place des méthodes de management agiles tandis que les salariés, parfois simple valeur d'ajustement, connaissent des carrières erratiques que des politiques guère imaginatifs promettent de "flexisécuriser" (licenciements simplifiés mais systèmes d'indemnités au chômage généreux).
En poste, les employés réclament également plus de flexibilité sur les horaires. Fini les 9h-17h. Mais fini aussi les bureaux fixes et place au flex office ! Ce concept tendance privilégie la flexibilité au sein de l'espace de travail. Les collaborateurs n'ont plus de bureaux attribués mais s'installent là où ils le désirent ou plutôt là où ils ont des travaux à réaliser, en "mode projet".
La flexibilité serait synonyme de liberté. D'ailleurs, difficile d'être contre la flexibilité, sinon à passer pour un esprit rigide. Mais n'est-on pas allé trop loin dans la flexibilité ? Alors que le management flexible doit permettre d'améliorer la productivité des travailleurs il les pousse aussi à bout. Il crée un sentiment d'insécurité, générateur de stress, conduisant parfois à des situations de burnout.
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Et quand des entreprises mettent en place la flexibilité des vacances ou des horaires, c'est le plus souvent pour augmenter les cadences. Les salariés se mettent la pression pour atteindre leurs objectifs et dépassent rarement le nombre légal des congés payés. Soit la flexibilité de ne rien changer mais avec l'illusion de tout bouleverser. Derrière ces initiatives, l'idée est de rendre les salariés plus responsables, autonomes et agiles dans un schéma d’aplanissement voire de suppression de la hiérarchie. Assez logiquement, les managers ont des doutes face à la flex'. Une étude de l'ESSEC montre que 83 % des jeunes managers estiment important d'avoir un bureau attitré et 44 % pensent que la hiérarchie doit être apparente. Quant au télétravail, selon une autre étude de Malakoff Médérik, 56 % des managers déplorent une difficulté de gestion et d’organisation des collaborateurs et 34 % regrettent une "remise en cause du lien hiérarchique".
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Une dernière raison de se méfier de la flexibilité ? En dehors du travail, les compagnies aériennes ont mis en place depuis des années déjà le yield management, un système de gestion flexible des capacités de remplissage des avions avec pour objectif de maximiser leurs recettes. Les salariés les plus flexibles pensent faire de bonnes affaires en modifiant leurs dates de départ et de retour quand ceux qui ont fixé leurs congés des semaines à l'avance paient leurs billets plein pot. Le prix de la flexibilité...
Retrouvez notre premier article sur la novlangue de bureau : les soft-skills décryptés
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