Métallurgie : quels salaires pour les cadres ?
Le secteur de la métallurgie offre de belles opportunités pour les cadres. De plus, les salaires ont été revus à la hausse lors de récentes négociations.

Le secteur de la metallurgie regroupe le travail des métaux, des matériels et équipements mécaniques, de l’industrie automobile, des industries aéronautiques-spatiales-défense, du ferroviaire, du naval, des équipements énergétiques et nucléaires, des technologies de santé, de l’électricité-électronique-informatique, et de la maintenance industrielle. Avec 80 000 recrutements prévus chaque année en moyenne, la branche propose de nombreuses opportunités à tous les niveaux de qualification, du CAP au diplôme d’ingénieur. Le secteur de la métallurgie offre de nombreuses possibilités d'emplois notamment pour les cadres. Après une année 2018 record pour les recrutements dans le secteur, 2019 a été encore meilleure selon une étude menée par l'Apec. Signe de la reprise du turn over des cadres, après des années un peu frileuses puisque 2018 s'est traduite par 73 400 créations nettes d’emplois cadres, 20 000 de plus qu’en 2017. 2019 a été encore meilleure avec une hausse des embauches de presque 10 %.
De profondes mutations structurelles
Les entreprises constituant le tissu industriel de la métallurgie font face, depuis plusieurs années, à de profondes mutations structurelles de leur environnement, tant sur le plan économique (accélération des cycles économiques, concurrence mondialisée, évolution erratiques des coûts des matières premières, durcissement des conditions de crédit…) que technologique (progrès scientifique et technologique, obsolescence accélérée des produits et composants, processus d’innovation permanente, transformation par le numérique). Elles ont donc dû questionner et adapter agilement leurs schémas de fonctionnement dans un contexte fortement contraint par la crise économique. L’émergence progressive de ces nouveaux modèles industriels suppose la mise en œuvre dans les entreprises de processus d’adaptation permanente fortement tirés par l’ingénierie, l’innovation et l’amélioration des processus de production. Dans ce contexte, la performance des organisations, le niveau de qualification des salariés et la gestion des compétences constituent des enjeux de compétitivité stratégiques pour les entreprises industrielles.
L'industrie métallurgique, un domaine d'emplois très variés
En effet, les 45 000 entreprises de l’industrie métallurgique interviennent dans des domaines d’activité très variés : la productique (ensemble des outils et techniques liés à la fabrication assistée par ordinateur), les structures métalliques, l’électronique, l’électrotechnique, le dessin assisté par ordinateur (DAO) et la conception assistée par ordinateur (CAO), le moulage des matériaux plastiques, composites et métalliques, et la maintenance des systèmes automatisés. En travaillant dans l’industrie, on peut donc concevoir, produire, gérer ou vendre, selon son profil et ses envies.
Des emplois de plus en plus qualifiés
Pour accéder aux métiers de l’industrie, l’alternance (avec 50 % du temps en entreprise et 50 % du temps dans un centre de formation) est très prisée. L’apprentissage industriel peut mener à des diplômes de tous niveaux, du CAP ou BEP aux diplômes d’ingénieur, en passant par les bacs pros, BTS, DUT, licences professionnelles... Rappelons que 60 % des jeunes embauchés dans l’industrie ont au moins le bac.
Majoritairement des hommes entre 35 et 40 ans
Les salariés qui occupent le poste de métallurgie sont majoritairement des hommes. L'âge le plus fréquent pour ce poste est entre 35 et 40 ans. Dans ce poste, les salariés bénéficient souvent d'un contrat de type CDI.
Les cadres expérimentés, profils les plus recherchés
L’industrie reste atypique par sa tendance à recruter plus de profils expérimentés que les autres secteurs. Alors que les cadres de plus de 20 ans d’expérience représentent, tous secteurs confondus, 5% des recrutements prévus en 2019, ces seniors devraient être certes à 5% dans l’électronique, mais 8% dans la métallurgie/mécanique, 10% dans l’énergie/eau/déchets, 12% dans l’ameublement/textile. L’an dernier, les entreprises de tous les secteurs ont globalement recruté beaucoup de cadres expérimentés. Faute de trouver le profil idéal - avec 1 à 10 ans d’expérience -, elles se sont reportées sur des profils plus expérimentés.
Des profils tech recherchés
Les nouvelles technologies accompagnent aujourd’hui tous les secteurs, notamment ceux liés aux objets connectés ou à l’usine 4.0. Dans ce cadre, les ingénieurs évoluant dans les filières de l’électronique embarquée, la robotique et l’automatisme se voient offrir de nombreuses opportunités autour de ces projets de transformation.
Les profils de managers et de directeurs de production ou de maintenance, en particulier, sont toujours aussi recherchés et valorisés qu’auparavant. La maintenance séduit peu de jeunes diplômés et la majorité des ingénieurs confirmés en maintenance se réorientent en cours de carrière. Les Responsables de maintenance restent donc des profils très recherchés et pénuriques. Pour les attirer, l’idée est de leur proposer des projets de carrière, des challenges autour de la conduite du changement ou de l’optimisation des organisations et des parcs machines.
Des soft skills très sollicitées
Par ailleurs, les soft skills sont tout aussi sollicitées que les compétences techniques ou académiques. En effet, manager des projets ou des équipes de production, de maintenance ou encore de R&D nécessite un vrai leadership en plus de l’expertise technique. Cela explique clairement la tension actuelle sur le marché des ingénieurs et de l’industrie. Les candidats doivent également apprendre à mettre en avant leurs soft skills en donnant des exemples de situations et de projets où ils ont développé leur autonomie, leur capacité de travail en équipe et leurs compétences managériales. Les entreprises doivent également ouvrir leurs scopes de recherche en orientant davantage les candidats sur leur savoir-être. Certaines hard skills étant de plus en plus difficiles à trouver et les technologies évoluant rapidement, les entreprises doivent davantage miser sur le potentiel des candidats, en combinant des soft skills attendues à des hard skills qui peuvent s’acquérir plus facilement. En effet, cela n’est pas toujours naturel, pour un Manager, qui peut avoir tendance à élever son niveau d’exigence technique face à un candidat afin de se rassurer.
Des salaires remis à plat dans un récent accord
Les salaires du secteur de la métallurgie ont été remis à plat par un accord du 5 février 2020. La convention collective de la métallurgie est composée de différents accord nationaux, s’adressant à toutes les catégories professionnelles de la branche : ouvriers, ETAM, ingénieurs et cadres. L’accord en question prévoit pour 2019 une augmentation de 2,1 % des grilles des salaires minima des ingénieurs et cadres, par rapport à 2018. Selon l’UIMM, cette revalorisation « représente un signal fort des acteurs de la métallurgie de soutien du pouvoir d’achat ». Par ailleurs, le champ d’application de cette convention collective couvre plusieurs métiers et acteurs économiques, comme par exemple l’aéronautique, l’automobile, la sidérurgie etc., sur le territoire national et les DOM.
Des salaires définis par différentes conventions
La convention collective nationale et les conventions locales couvrant une région ou plusieurs départements s’appliquent à des domaines bien précis (la durée du travail, les salaires minima, la classification des emplois etc.), pour tous les salariés dans la branche de la métallurgie.
Ingénieurs et cadres : des salaires revalorisés
Les salaires minima annuels en vigueur pour les ingénieurs et cadres de la branche ont donc été revalorisés par rapport à l'an dernier. Des forfaits jours qui démarrent à 45 128 euros annuels pour les ingénieurs (coefficient 80) et jusqu'à 80 228 euros pour un cadre (coefficient 240).
57 738 euros brut par an en moyenne
C'est le salaire moyen annuel pour un cadre dans le secteur de la métallurgie. Environ 3 961 euros pour un homme et 3 450 euros pour une femme.
Un directeur de service compétition gagne en moyenne 167 700 euros par an, un directeur de site gagne autour de 139 800 euros, un directeur R&D, 121 000 euros. Comptez 80 200 euros pour un directeur d'agence commerciale, 76 100 euros pour un responsable de formation, 70 300 euros pour un responsable de la logistique.
Du côté des fonctions plus techniques, un ingénieur responsable de projet gagne près de 62 100 euros, un responsable R&D, 61 900 euros, un assistant de direction générale, 59 600 euros. Un acheteur gagne en moyenne 54 800 euros, un chef de produit, 54 300 euros, un chef du domaine fonctionnel, 53 800 euros.
Potentiel de croissance important pour le secteur
Malgré une situation économique difficile et l’image d’une désindustrialisation en France, plusieurs secteurs disposent encore d’un potentiel de croissance important. La diversification possible des marchés, le développement de l’innovation, le dynamisme de la demande des pays émergents ou encore le défi environnemental à relever, constituent des opportunités pour les entreprises de la métallurgie. Celles-ci ne pourront se développer que si les entreprises trouvent sur le marché du travail les compétences nécessaires à leur développement. Ainsi, malgré la baisse du nombre d’emplois industriels, la métallurgie n’a jamais cessé de recruter. En effet, les différentes branches ont subi des transferts vers d’autres secteurs et en parallèle une vague de départs à la retraite plus importants encore que les baisses d’effectifs. Les départs ont dû être compensés par des embauches et cette tendance va se poursuivre, voire s’amplifier dans les années à venir. Dans la période qui s’ouvre, les entreprises de la métallurgie devront ainsi relever le défi démographique : jusqu’en 2021, elles vont voir partir à la retraite entre 29 600 et 32 000 salariés par an. Tous les secteurs de la métallurgie sont concernés par le renouvellement des compétences. Leurs tailles, leurs pyramides des âges, leurs cycles d’attractivité et la répartition de leurs emplois sont néanmoins différents. Selon les secteurs, ces besoins seront donc plus ou moins importants : l’industrie automobile aura de plus faibles besoins par rapport à son nombre total de salariés, alors que la construction aéronautique, secteur le plus dynamique, va voir ses besoins en recrutement augmenter.
Si tous les métiers sont concernés, ces besoins devraient se concentrer principalement sur les opérateurs qualifiés, les ingénieurs et cadres techniques. En effet, pour trouver les compétences dont elles auront besoin demain, les entreprises recruteront de plus en plus de candidats qualifiés. L’élévation du niveau de qualification des salariés sera particulièrement effective dans les secteurs à haute technologie : produits informatiques, électronique… La branche prévoit aussi une augmentation de la part des ingénieurs et cadres techniques, ainsi qu’une importance grandissante des fonctions conception, production marquée par l’élargissement des compétences.
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