Etre de mauvaise humeur améliore nos prises de décisions... si, si !
Les humeurs influent sur notre manière de traiter l'information et broyer du noir favorise le recours à une pensée formelle et critique, peut-on lire dans la newsletter Time To Sign Off (TTSO).

"La revanche des grincheux", titre TTSO dans sa rubrique 30 second MBA. Le "daily" présente les travaux de Joseph Forgas, un chercheur australien qui s'est intéressé aux effets de l'humeur sur la prise de décision. Pour lui, "l'humeur guillerette encourage la pensée automatique du Système 1, ce qui peut nous rendre trop conciliants". A l'inverse, être de mauvaise humeur enclenche le Système 2, "celui de la pensée formelle, voire critique". Ce qui nous rend moins crédule, permet la prise de recul et améliore nos réflexions. Un discours qui va à l'encontre des théories du bonheur si en vogue en entreprise.
En finir avec le bonheur au travail ?
D'autres recherches ont démontré depuis les années 1980 que l'optimisme rendait les salariés plus performants. Le psychologue Martin Seligman avait mené une étude auprès de commerciaux dans une compagnie d'assurance concluant que les plus joyeux vendaient jusqu'à 88 % de plus que les râleurs.
Philippe Gabilliet, professeur à l'ESCP, s'intéresse depuis longtemps aux pouvoirs de l'enthousiasme. Dans Eloge de l’optimisme. Quand les enthousiastes font bouger le monde, il explique pourquoi les managers de bonne humeur stimulent davantage leurs équipes. Dans un précédent article, nous nous attardions sur les quatre qualités du manager heureux :
- Il fait ressortir les "points forts" de ses collaborateurs.
- Il ne s'attarde pas sur les échecs et "les raisons de la défaite".
- "Il traque les 'petites victoires' (...) et aime prendre ses collaborateurs en flagrant délit de réussite".
- Enfin, l'optimiste pousse à la persévérance et à la prise de risque.
Mais attention à ne pas virer imbécile heureux... L'enthousiasme n'est pas un gage de réussite, il faut toujours avoir une vision réaliste des choses,
Les optimistes sont des imbéciles heureux ; quant aux pessimistes, ce sont des imbéciles malheureux (Georges Bernanos)
Dans le documentaire A la recherche de l'optimisme, Stéphane Gerbe, Directeur général d'une entreprise confectionnant des collants haut de gamme, souligne qu'il est important d'anticiper les échecs et de ne pas se fier uniquement à sa bonne étoile. Même chose pour Philippe Genoulaz, un passionné de sport : "Au quotidien, j'ai besoin de ma dose d’adrénaline. Mais je calcule toujours le risque à prendre. Je pratique l’alpinisme que je compare volontiers à l’entrepreneuriat : en montagne comme dans les affaires, si on n’a pas pensé à tout on dévisse. Pour avancer, il est nécessaire d'analyser son environnement et d'être bien préparé". Optimiste mais pas naïf !
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