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Être bien au travail

Au bureau, en télétravail ou à la cool : on passe comment notre lundi ?

Par Laura Lamassourre • Publié le

Un sujet plus épineux qu’il n’y paraît !

Au bureau, en télétravail ou à la cool : on passe comment notre lundi ?

Ah, le télétravail ! Employeurs pour ou contre, jours imposés ou non, rétropédalage ces derniers mois ou emplois full remote, le sujet agite de nombreux débats ! The Wall Street Journal a récemment ouvert une nouvelle discussion : vaut mieux-t-il commencer sa semaine à la maison ou au bureau ? Une question épineuse que l’on décrypte pour vous.

Le présentiel a surtout les faveurs des entreprises

Le quotidien économique et financier, via différents entretiens, arrive à une première conclusion : les entreprises semblent largement plus friandes des lundis au bureau que leurs employés ! Leur argument principal ? Commencer en présentiel permettrait d’amorcer la semaine et de booster la productivité des salariés. C’est le cas de Jeff Hornstein, interviewé par le média. Le directeur exécutif de l’Economy League of Greater Philadelphia, souhaitait mettre en place des réunions d’établissement d’objectifs et des moments de team building, le lundi, avec son équipe d’une dizaine de salariés. « Le lundi est le meilleur jour pour cela, a-t-il déclaré. Cela permet aux gens d’aller travailler et de sortir du week-end. » Face aux réticences de ses collaborateurs, il a pourtant dû faire un compromis : ce sera finalement une rencontre physique une semaine sur deux.

Des jours compliqués à imposer

Selon une étude menée par l’éditeur de logiciels pour les lieux de travail hybrides Scoop et citée par The Wall Street Journal, la majorité des entreprises sont finalement frileuses quant au fait d’imposer des jours de présence à leurs salariés, en particulier en début et fin de semaine. Sur 4 500 entreprises qui ont entamé des démarches de retour au bureau pour leurs salariés, seulement 300 leur ont imposé de venir certains jours. Un peu moins du quart d’entre elles leur ont demandé de revenir les lundis. Une écrasante majorité a tendance à imposer un retour au bureau les mardis, mercredis et jeudis et 7% seulement se sont aventurées à réclamer une présence le vendredi.

Dans un contexte global d’insécurité de l’emploi et d’économies vacillantes, en particulier aux Etats-Unis, le retour au bureau le lundi pourrait être de plus en plus souvent imposé par les entreprises selon le cofondateur de Scoop, Rob Sadow. « Les employeurs pourraient commencer à profiter de cette opportunité pour être plus stricts sur le nombre de jours passés au bureau, a-t-il précisé au journal. Si une entreprise passe de trois jours par semaine minimum à quatre jours, il y a de fortes chances que le lundi soit ce jour supplémentaire. »

Des lundis « minimum syndical »

Du côté de certains salariés, pourtant, on voit plutôt le lundi comme une occasion de commencer la semaine en douceur. Une vision des choses devenue philosophie de vie… et tendance sur les réseaux sociaux : les « bare-minimum Mondays » ou « lundis strict-minimum » en français. Ce concept, dans la veine du quiet quitting, a été lancé sur TikTok l’année passée par Marisa Jo Mayes, une Américaine de 29 ans qui a frôlé le burn-out dans son emploi de commerciale en dispositifs médicaux. Le principe ? Commencer la semaine à la cool et non pas sur les chapeaux de roues. Une idée qui résonne, en particulier chez les Américains, qui étaient 58% à redouter le lundi, selon un sondage YouGov, réalisé en 2021.

Qui dit lundi tranquille dit lundi loin du bureau ? C’est en tout cas ce que pensent certains collaborateurs de Jeff Hornstein, cité plus haut. C’est le cas de son directeur de recherche, Mike Shields pour qui les réunions du lundi nuisent à son travail : « Mes lundis sont normalement la journée la plus productive, et ces lundis en présentiel torpillent cela, souligne-t-il. La réunion au bureau dure généralement jusqu’au milieu de l’après-midi et tout travail réel doit attendre le lendemain. Le mardi devient mon lundi. Cela finit par être un bare-minimum Monday ».

Un ressenti potentiellement générationnel avance le professeur d’économie à la Stanford University Nicholas Bloom. Dans le cadre de ses travaux sur les modalités de travail flexibles, cités par le média américain, il avance que les lundis en présentiel conviendraient mieux aux salariés d’une vingtaine d’année, qui auraient une préférence pour le travail en bureau et seraient moins attachés à leur chez eux. Une contrainte « moins attrayante pour les travailleurs dans la trentaine ou la quarantaine ayant des enfants en âge d’aller à l’école », chez qui on constate « un taux de désengagement plus élevé ». Finalement, la question du lundi semble bien complexe à démêler. Ce qui n’est sans doute pas le cas pour le vendredi, devenu « intouchable » pour les adeptes du travail à distance.

Crédit photo : Sevendeman/stock.adobe.com

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