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Être bien au travail

Laurent Moisson : « Aujourd’hui, on veut que notre travail soit en accord avec nos valeurs de vie »

Par Juliette Bergé • Publié le

Après la pandémie, de nombreuses personnes ont fait le choix de changer de métier, de changer de ville ou de se reconvertir. Mais pour changer quoi, finalement ?

Laurent Moisson : « Aujourd’hui, on veut que notre travail soit en accord avec nos valeurs de vie »

La quête de sens dans son travail est devenue un moteur pour de nombreux salariés après la pandémie. On fait le point avec Laurent Moisson, entrepreneur et co-fondateur du média Les Déviations, le média positif de celles et ceux qui ont décidé de changer le cours de leur vie.  « On a tous un besoin intrinsèque de trouver un sens à ce qu’on est à ce qu’on fait. Le travail nous donne un statut social et un niveau de rémunération, cela va nous donner par exemple un certain pouvoir de dépenser de l’argent. Cela explique que le travail a pris une dimension extrêmement importante sur nos vies ».

Avant, un métier servait à subvenir à nos besoins

Pour l’entrepreneur, la grande nouveauté c’est que l’on souhaite une adéquation entre son travail et ses valeurs. « Maintenant on estime qu’il faut que notre travail nous plaise, mais c’est très contemporain ça ! Au début du XXe siècle, il y avait des gens qui toute la journée appuyaient sur des boutons pour faire monter un ascenseur dans un grand magasin, on ne peut pas dire que c’était passionnant, mais ils acceptaient de le faire car c’était le seul moyen de subvenir à leurs besoins ».

La fin du chômage de masse est un des facteurs de cette quête de sens dans le monde du travail actuel. « Pour mes parents comme pour leurs parents avant eux, le but c’était de sortir de la grande pauvreté, aller dans une entreprise solide pour faire un métier pérenne afin de financer sa famille, ses enfants » confie Laurent Moisson.

Aujourd’hui, un travail doit avant tout nous plaire

Depuis, la fin de ce chômage de masse et l’augmentation des tensions sur le marché de l’emploi ont éloigné la crainte de la pauvreté. « On craint moins de risquer son propre travail et de se retrouver dans une situation où on n’en retrouve pas un donc on va être plus exigeant avec son employeur et son emploi ». Pour lui, cela explique certains comportements de salariés qui ne mettent plus le travail au centre de la vie. Ils vont privilégier d’autres activités comme des projets personnels ou des voyages et vont se servir uniquement de leur travail pour les financer. D’autres vont travailler intensément sur des périodes très courtes afin de placer de l’argent pour pouvoir arrêter de travailler avant l’âge de la retraite.

La quête d’une vie professionnelle en adéquation avec ses valeurs personnelles

Depuis 2021, un salarié sur cinq a entamé un processus de reconversion professionnelle, selon le baromètre de Centre Inffo pour le ministère du Travail. Pour le co-fondateur du média Les Déviations, c’est très révélateur des aspirations des travailleurs : « De plus en plus de personnes considèrent que leur vie professionnelle doit être en cohérence avec leurs grandes valeurs de vie et on va se reconvertir dès qu’on voit une dissonance entre les deux ». On peut par exemple quitter une entreprise qui ne respecte pas assez ses engagements écologiques pour agir plus concrètement au quotidien ou quitter un travail très bien payé pour se reconvertir dans un métier moins rémunéré mais plus utile.

Reconversion : les métiers manuels attirent les anciens cadres en quête de sens

Selon notre expert, la hiérarchie des métiers est en train d’évoluer. Les métiers de l’artisanat sont aujourd’hui plébiscités après avoir été dénigrés. « Ouvrier, ça a été pendant très longtemps un terme très péjoratif, les métiers de la production étaient considérés comme des choses négatives ». Mais aujourd’hui, certains salariés ont « besoin de voir quelque chose de concret qui sort de leurs mains » et s’orientent vers des métiers tournés vers la réalisation d’ouvrage. Ces salariés se détachent de plus en plus du statut social, du salaire ou de la position hiérarchique attachés à leur travail et souffrent d’un véritable manque de sens dans leur quotidien. « Certains disent je rentre chez moi je ne sais pas ce que j’ai fait en dehors de 10h de réunion donc j’ai besoin de retrouver un métier dans lequel je sais à quoi je sers » affirme Laurent Moisson. Les métiers manuels jugés par le passé, sont « recolonisés par des premiers de la classe qui ont fait des grandes études et sont passés par des grandes entreprises. Ils vont mettre leur ancienne expérience au profit d’un métier plus concret ».

 

Crédits photo : Marvent / stock.adobe.com

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