Plus d'un tiers des cadres ont déjà été témoins de pratiques illégales dans leur travail
Mais face à ces irrégularités, 42 % des répondants disent “ne les avoir dénoncées à personne”, selon un sondage Viavoice / Ugict-CGT.

La semaine dernière, l'Ugict-CGT organisait les Rencontres européennes des lanceurs d'alerte. A cette occasion, le syndicat a dévoilé un sondage, réalisé par l'institut Viavoice, révélant que 36 % des cadres avaient déjà été témoins de pratiques illégales ou contraires à l'intérêt général dans le cadre de leur travail.
42 % des sondés ont répondu“ne les avoir dénoncées à personne” en raison d'un manque de “dispositif d’alerte” interne. “Quand il existe, ils ne sont que 42 % à le juger inefficace”, souligne l’Ugict-CGT. De plus, 51 % des cadres considèrent “qu’il y a des risques pour celles et ceux qui dénoncent de telles pratiques” dans leurs entreprises.
De nouveaux droits pour les lanceurs d'alerte
Pour l'Ugict-CGT, il est "urgent" de créer de "nouveaux droits" pour les lanceurs d'alerte. Le syndicat, joint au journal Médiapart et à d'autres ONG et syndicats, a ainsi adressé une lettre ouverte au président de la République intitulée "l'urgence de nouveaux droits". “Ces chiffres inquiétants démontrent l’insuffisance de la loi Sapin 2, qui isole les lanceurs d’alerte en les contraignant à saisir d’abord leur hiérarchie et les empêche de solliciter syndicats ou ONG pour porter leur alerte".
Selon l’organisation, “il y a urgence” à créer de nouveaux droits pour permettre “de faire primer l’éthique professionnelle sur les directives financières”. L’enjeu étant “d’adosser la responsabilité professionnelle sur l’intérêt général.”
“Quatre ans après le Dieselgate et le scandale des moteurs truqués de Volkswagen, développés par des ingénieurs et techniciens qui n’avaient pas de possibilité effective de refuser et dénoncer ces pratiques sans y risquer leur carrière, les salariés, notamment en responsabilités, sont toujours enfermés dans l’impasse du ‘se soumettre ou se démettre’”, ajoute l’Ugict.
Actuellement, la législation prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende contre l’employeur qui poursuit pour diffamation le salarié lanceur d’alerte. Était jusqu'alors considéré comme lanceur d’alerte, toute personne étant "désintéressée", une formulation trop subjective, à laquelle lui est préférée celle de "bonne foi".
(Getty images /Rawf8)
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