Jeunes diplômés : 5 infos à connaître sur la période d’essai
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Test grandeur nature, la période d’essai permet à chacun, vous et votre employeur, de confirmer l’harmonie et la réussite de la relation de travail prédites lors de la phase de recrutement.
Elle fonctionne dans les deux sens
En tant que salarié, ce délai vous permet de vous assurer que le poste pour lequel vous avez été recruté vous convient. L’employeur peut quant à lui juger de vos capacités professionnelles et interpersonnelles.
La période d’essai n’est pas obligatoire. Elle reste une pratique courante, voire systématique, et doit obligatoirement vous être communiquée dans votre contrat de travail. La période d’essai démarre à votre premier jour de travail et se décompte de manière calendaire (tous les jours comptent, y compris les week-ends et jours chômés).
Elle n’a pas la même durée pour tout le monde
Fixée par le Code du travail, la durée légale de la période d’essai dépend de votre statut. Elle dure 2 mois pour un ouvrier ou employé, 3 mois pour un technicien ou agent de maitrise, et elle est de 4 mois si vous êtes cadre.
Elle est renouvelable
La période d’essai est renouvelable, là aussi en fonction de votre statut :
- 2 mois pour les ouvriers et les employés
- 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens
- 4 mois pour les cadres
En prenant en compte les durées légales de période d’essai et de reconduction, chaque employé est soumis à une durée maximale de période d’essai. Depuis le 9 septembre 2023, il n’est plus possible d’allonger sa durée au-delà des durées maximales prévues par la loi, pratique couramment exercée auparavant dans certaines branches professionnelles, par exemple dans le secteur de la promotion immobilière.
Dans certaines entreprises, les périodes d’essai sont renouvelées quasi-systématiquement. La possibilité de ce renouvellement doit aussi être portée à votre connaissance, soit dans votre contrat de travail ou via un document officiel, type accord de branche ou lettre d’engagement. Pour que le renouvellement soit acté, vous devez obligatoirement l’accepter par un accord écrit.
Elle permet (vraiment) de mettre fin au contrat (simplement)
Rompre sa période d’essai, c’est rompre son contrat de travail. C’est un droit encadré par la Code de travail. Tout salarié est donc libre de mettre fin à sa période d’essai à tout moment. Les motifs de cette rupture peuvent être multiples, professionnels ou personnels, et la loi n’en légifère pas la raison. Cependant, vous devez respecter ce qu’on appelle un délai de prévenance, autrement dit un temps entre l’annonce de votre souhait de quitter l’entreprise et votre départ définitif. Ce délai varie en fonction du temps passé dans l’entreprise :
- 24 heures si vous êtes en poste depuis moins de huit jours
- 48 heures si vous êtes en poste depuis plus d’une semaine
Une fois la durée de prévenance dépassée, vous êtes libre !
A noter : si c’est l’employeur qui met fin à votre période d’essai, celui-ci devra respecter un délai de prévenance plus long, pouvant aller jusqu’à un mois selon votre ancienneté.
En cas de rupture, elle ne donne droit à aucune indemnité
Pour l’assurance chômage, la rupture de la période d’essai à votre initiative sera considérée comme une démission. En principe, vous n’aurez donc droit à aucune indemnité spécifique. En réalité, France Travail (anciennement Pôle emploi) prévoit quelques exceptions où la démission (la rupture de la période d’essai donc) est considérée comme « légitime ». Dans ce type de cas, vous pourrez toucher l’ARE (allocations de retour à l’emploi) :
- Déménagement pour suivre son/sa conjoint/e
- Démission pour participer à une formation
- Non-versement du salaire par l’employeur
- Violences physiques ou harcèlement sur le lieu de travail
- Reprise ou création d’entreprise
- Projet de reconversion professionnelle
- Service civique ou volontariat
- Solde valide de droits d’allocation chômage
- Rupture de la période d’essai dans les 65 jours suivant une embauche après un licenciement
Si vous n’êtes pas concerné par ces exceptions, vous toucherez seulement une rétribution pour la période travaillée ainsi que votre indemnité compensatrice de congés payés pour vos congés acquis mais non pris durant votre période en entreprise.
A noter : Si c’est l’employeur qui met fin à votre période d’essai, vous pouvez prétendre à des allocations chômage.
Crédits photo : Akarawut/stock.adobe.com
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