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France Travail, IA Act, Mistral... Les 5 actus IA du moment

Par Hugo Diverres • Publié le

Vous entendez beaucoup parler de l'IA en ce moment ? C'est normal.

France Travail, IA Act, Mistral... Les 5 actus IA du moment
Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces lors du sommet pour l'action sur l'IA qui se tient à Paris. © PhotoGranary/stock.adobe.com

On fait le point sur les dernières actualités autour de l'intelligence artificielle et du monde de l'emploi.

Course à l’IA, la France met le paquet

A l’occasion du Sommet international pour l'action sur l’intelligence artificielle qui se tient actuellement à Paris, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé des investissements massifs consacrés à l’intelligence artificielle dans les années à venir : 109 milliards d’euros. Un montant équivalent aux 500 milliards de dollars promis par Donald Trump dans le cadre du programme Stargate aux Etats-Unis, rapporté à la population hexagonale, a précisé le chef de l’Etat.

Parmi les investisseurs déjà connus, on retrouve le fonds d’investissement canadien Brookfield (20 milliards) ou encore les Emirats arabes unis (30 à 50 milliards). Au cœur des financements annoncés, ce sont principalement des projets de data centers qui ont été dévoilés. Des infrastructures essentielles à l’entraînement et au fonctionnement des intelligences artificielles. A titre d’exemple, sur les 20 milliards d’euros annoncés, Brookfield prévoit d’en injecter 15 pour un méga projet de centre de données à Cambrai, dans le Nord, devant atteindre une puissance maximale de 1 gigawatt.

Après la création de neuf pôles internationaux dédiés à l’IA et quatre instituts interdisciplinaires, la France investit donc maintenant dans les infrastructures. Déjà reconnue pour ses cerveaux, qui s’exportent dans le monde entier, l’Hexagone dispose aussi de 750 start-up spécialisées sur son territoire – record européen. Au Global AI Index, la France est ainsi passée en seulement un an de la 13e à la 5e place mondiale ! En plus de son écosystème dynamique, le pays dispose également d’un atout de taille aux yeux des investisseurs : une énergie abondante, bon marché et décarbonée grâce à ses centrales nucléaires. De quoi faire dire au fondateur d’Open AI, Sam Altman, dans une récente tribune au Monde, que la France est désormais un centre névralgique de l’IA en Europe.

La ministre du Travail veut accélérer sur l’IA dans « toutes les entreprises »

Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, en marge du sommet parisien, la ministre Astrid Panosyan-Bouvet a lancé un appel aux entreprises et aux salariés : de l’IA, encore de l’IA, toujours plus d’IA. Selon elle, il est temps d’accélérer et d’adopter massivement l’intelligence artificielle, qui « n’est pas réservée aux geeks, aux grandes entreprises ou aux start-up mais concerne toutes les entreprises et tous les métiers, qu’ils soient cognitifs, manuels ou relationnels ».

Pour la ministre, l’heure est au sursaut : « Aujourd’hui, seules 25% de nos entreprises, dont 10% des PME seulement, utilisent l’IA. Sans un sursaut, l’OCDE estime que la France bénéficierait des gains de productivité les plus faibles parmi les pays du G7 (…). L’IA a besoin d’ingénieurs mais surtout de nos 30 millions de travailleurs qui sont autant d’utilisateurs ! Un changement d’une telle ampleur n’arrive pas tous les jours. »

Pour y parvenir, Astrid Panosyan-Bouvet souhaite accélérer sur la formation continue des salariés tout en misant sur le dialogue social, afin de créer le « cadre de confiance nécessaire et passer de l’utilisation individuelle à l’adoption collective » : « Branches, organisations professionnelles, chambres consulaires, syndicats de salariés et syndicats patronaux : vous avez tous un rôle à jouer ! »

France Travail à l’ère de l’intelligence artificielle

Il y a quelques jours, France Travail a annoncé la signature d’un partenariat avec Mistral AI, la start-up française qui tutoie les géants américains et chinois (voir plus loin). De l’IA pour aider les demandeurs d’emploi à retrouver du travail ?

Plutôt pour aider les agents de France Travail ! L’outil développé pour l’organisme français s’appelle Match FT et a pour objectif de faire matcher les offres d’emploi avec les demandeurs. Un outil déjà testé depuis deux mois dans certaines agences France Travail et qui facilitent grandement la vie des agents. Dans une vidéo de présentation, on peut ainsi voir une candidate présélectionnée par Match FT pour une offre. L'IA lui envoie un sms pour qu'elle confirme ou non son intérêt et engage un dialogue pour savoir si l'offre correspond à ses attentes et contraintes.

Les personnels bénéficieront également d'un robot conversationnel, Chat FT, pour les aider dans leurs différentes rédactions. Par exemple, pour rédiger des emails et des offres d'emploi. L’objectif de ces outils ?« Redonner aux conseillers du temps pour l’accompagnement humain, plutôt que de les accaparer avec des tâches administratives », explique Thibault Guilluy, directeur général de France Travail.

Entrée en vigueur de l’IA Act européen, nouveau tournant pour les entreprises

Depuis le 2 février 2025, les première dispositions du règlement européen encadrant l’usage de l’intelligence artificielle par les entreprises sont entrées en vigueur. Une première mondiale, qui doit se poursuivre jusqu’en août 2026. De quoi s’agit-il ? Premièrement, les fournisseurs de modèles d’intelligence artificielle ont désormais une obligation de transparence sur les sources utilisées pour entraîner leur modèle et devront mettre en place une politique de respect des droits d’auteurs et droits voisins. Une nouvelle accueillie avec soulagement par certains secteurs, comme celui de la culture notamment.

Par ailleurs, l’IA Act classe les cas d’utilisation d’intelligence artificielle en quatre grandes catégories de risques : systèmes à risques minimal, systèmes à faible risque, systèmes à haut risque, interdictions catégoriques. Ces derniers regroupent des usages de l'intelligence artificielles jugés comme inacceptables et donc interdits. Cela inclue, par exemple :

  • La manipulation des comportements
  • L’exploitation des vulnérabilités des individus
  • La reconnaissance faciale biométrique dans les espaces publics
  • Les systèmes de crédits social

Dans la catégorie des systèmes à haut risque, on retrouve la santé, la justice, l’éducation ou encore le maintien de l’ordre. L’utilisation de l’IA dans ces domaines doit se conformer à des normes strictes afin de garantir fiabilité et sécurité.

Enfin, le règlement européen encourage les entreprises à formaliser leurs usages de l’IA à travers une politique interne. Par exemple, en créant une charte d’utilisation dans laquelle chaque entreprise définit ses propres règles : les outils autorisés, les usages permis, la gestion des biais, des données personnelles, les sanctions éventuelles, etc.

Mistral AI, la start-up française qui monte, qui monte...

Fondée en 2023 par trois Français, Arthur Mensch, Guillaume Lample et Thimothée Lacroix, l’entreprise Mistral AI bouscule les géants du secteur. Le récent partenariat signé avec France Travail intervient après celui annoncé par le ministère des armées, l’Agence France-Presse (AFP) ou encore Veolia.

Au sommet international qui s’est tenu au Grand Palais, Emmanuel Macron n’a pas hésité à appeler les Français à faire preuve de patriotisme économique en soutenant la pépite française, qui vient de sortir son application mobile : « Téléchargez le Chat qui est fait par Mistral, plutôt que ChatGPT par OpenAI et d'autres. »

La start-up made in France, valorisée à 6 milliards d’euros après une levée de fonds de 600 millions d’euros l’année dernière, est encore loin en nombre d’utilisateurs du pionnier américain ChatGPT ou du chinois DeepSeek, dont l'essor fulgurant a fait trembler les mastodontes de la Tech américaine. Pourtant, Mistral rivalise déjà d'un point de vue technologique avec eux – un cas unique en Europe, qui suscite beaucoup d’espoir au sein d'un continent en retard sur le plan de l'innovation. Une course perdue d'avance ?

A l'occasion du sommet parisien, une soixantaine d'entreprises européennes ont dévoilé une initiative commune pour tenter de faire exister l'Europe dans la compétition mondiale : EU AI Champions Initiative. On y retrouve des poids lourds français comme Airbus, Carrefour, Orange, L'Oreal, EDF – et Mistral, bien sûr – mais aussi des multinationales allemandes, suédoises, belges, finlandaises, hollandaises, etc. Une alliance hétéroclite qui plaide pour une simplification et une rationalisation des législations européennes en matière de technologie et d'innovation, et espère créer une supply chain de l'IA qui profiterait à toute l'Europe.

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