Hommes-femmes : même après une grande école, les inégalités persistent
Les conditions d'emploi ont beau être très favorables, les jeunes diplômées d'écoles d'ingénieurs et de management sont moins bien payées que les hommes et moins souvent en CDI après l'obtention de leur diplôme, révèle une enquête de la Conférence des grandes écoles (CGE).

Avec des salaires moyens à l'embauche compris entre 34 920 et 40 000 euros, les jeunes diplômés d'écoles d'ingénieur et de management peuvent se frotter les mains. Ils connaissent un début de carrière prometteur dans un contexte "très favorable sur le marché de l'emploi des cadres", comme le souligne le quotidien Le Monde qui a eu accès à la dernière enquête sur l'insertion des diplômés publiée mardi 18 juin par la Conférence des grandes écoles (CGE). Mieux : alors que les effectifs étudiants des grandes écoles ont progressé de 40 % au cours des sept dernières années, Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE, explique au journal du soir ne pas parvenir à "répondre à la demande des entreprises".
Seule ombre au tableau de l'employabilité des jeunes diplômés : la situation des femmes. Moins rémunérées à leur sortie d'école, elles sont aussi moins souvent en contrat indéterminée (CDI) et accèdent en moindre proportion au statut cadre. Et la part des femmes en activité professionnelle est "systématiquement moins élevée que celle des hommes". Quelques chiffres pour comprendre ces inégalités :
- 86,5 % des diplômés obtiennent un CDI contre 75,6 % des femmes
- Le salaire médian des jeunes se situe à 35 000 euros annuels hors primes, il n'est que de 30 000 euros pour 25 % les femmes contre 11,5 % des hommes
- 33 % des hommes perçoivent un salaire supérieur à 38 000 euros mais seulement 23,5 % des femmes atteignent ce revenu.
- L'écart moyen de salaire entre les hommes et les femmes est de 6, 08 % pour la promotion 2018.
- 80 % des femmes obtiennent le statut cadre à leur sortie d'école contre 91,4 % des hommes.
Le moindre accès au statut cadre est l'explication principale de l'écart de salaires entre les hommes et les femmes, analyse la CGE. Des inégalités qui persistent même si les écoles forment de plus en plus"les femmes à se défendre lors de leur recrutement, à se projeter vers des fonctions de leadership, sensibiliser les étudiants, hommes et femmes, qui sont les décideurs de demain à la notion d’égalité", explique au Monde Anne-Lucie Wack.
Des inégalités par secteur
L'étude montre aussi que certains secteurs sont plus rémunérateurs que d'autres, notamment la banque-assurance, les technologies de l'information et de la communication mais aussi des transports et de l'énergie. Mais là aussi , le taux de féminisation y est plus faible, alors qu'elles sont très présentes dans l'industrie agroalimentaire (65 %), un secteur qui offre les moins hauts salaires... Rares sont les secteurs qui rémunèrent à égalité les hommes et les femmes mais la banque-assurance et le commerce sont, de loin, les plus inégalitaires.
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