Pourquoi dit-on que les femmes travaillent gratuitement à partir du 6 novembre ?
Comme chaque année, la newsletter féministe « Les Glorieuses » calcule cette date symbolique pour souligner les inégalités salariales.

Cela fait huit ans que Rebecca Amsellem, fondatrice du média Les Glorieuses établit chaque année la date symbolique des inégalités salariales. Elle tombe cette année le 6 novembre, à partir de 11h25 grâce au calcul des statistiques d’Eurostat. Selon les chiffres de cet organisme de statistiques européennes, l’écart salarial entre les hommes et les femmes était de 15,4% en 2021. Ce pourcentage converti en jours ouvrés représente environ 39 jours, soit deux mois de travail que toutes les femmes offrent à la société. Toutes les salariées pourraient s’arrêter ce jour et jusqu’au 31 décembre pour rattraper les salaires de leurs homologues masculins.
Les inégalités salariales en chiffres
Pour autant, la date symbolique affichée par le site Les Glorieuses est est à prendre avec des pincettes car il existe différents types de chiffres et statistiques sur les inégalités salariales. Le chiffre d’Eurostat de 15,4% aborde la question des inégalités salariales, en équivalent temps plein mais pas à postes et métiers équivalents dans la même entreprise.
En fait le principal problème reste l’inégal accès des hommes et des femmes aux postes les plus rémunérateurs. Selon une étude de l’Insee révélée dans les Echos, les femmes sont ainsi surreprésentées dans les métiers de secrétaire, d’aide à domicile ou d’aides-soignantes où les salaires mensuels net n’excèdent pas les 2 000 euros.
Comment arrêter ce travail gratuit des femmes ?
Le média féministe Les Glorieuses préconise d’activer plusieurs leviers pour mettre fin à ce rendez-vous annuel symbolique. Cela passe en premier par l’application du principe d’éga-conditionnalité. Il s’agit de conditionner l’accès aux subventions publiques, aux incitations fiscales et au marché public au respect de l’égalité salariale par les entreprises.
Mettre fin aux inégalités salariales passerait aussi par la revalorisation des minima des métiers dits « féminisés » comme les métiers du soin ou de l’éducation dont l’utilité à l’échelle de la société est admise par tous.
Un congé parental post-accouchement obligatoire et équivalent pour les parents remettrait également les salariés des deux sexes sur un même pied d’égalité.
Côté gouvernement, la Première ministre Elisabeth Borne a posté un message sur X à 11h35 pile pour rappeler son engagement pour l’égalité salariale : « Mixité des métiers, orientation professionnelle, accès aux postes à responsabilité, égalité salariale : nous devons agir sur tous les leviers. J’y veillerai. »
Crédits photos : Monkey Business/stock.adobe.com
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