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Être bien au travail

Pourquoi les femmes cadres sont encore pénalisées après un congé maternité

Par Juliette Bergé • Publié le

Une étude souligne les lacunes de la prise en charge des employeurs.

Pourquoi les femmes cadres sont encore pénalisées après un congé maternité

Le congé maternité reste encore bien souvent un frein à la carrière des femmes en France, en 2024. C’est le constat d’une étude réalisée par l’Apec (association pour l’emploi des cadres) auprès de 840 femmes cadres. De l’annonce de la maternité au retour de congé, le parcours de nombreuses salariées reste difficile et manque d’accompagnement. Pourtant, de nombreuses mesures pourraient être mises en place pour simplifier ce moment clé de la vie de nombreuses femmes.

De l’annonce au départ en congé, un manque de préparation et d’anticipation des employeurs

Ce que révèle l’étude : l’annonce de la grossesse reste un moment angoissant pour les femmes salariées. Beaucoup ont la sensation d’une mauvaise nouvelle à annoncer et elles appréhendent la réaction de leur employeur.

Ce qui pourrait être mis en place : les managers devraient être mieux formés sur la bonne attitude à adopter et ainsi, déterminer les modalités de son absence et de son remplacement, en concertation avec la salariée.

Ce que dit la loi : la salariée doit informer son employeur de son départ en congé maternité mais elle peut révéler son état à tout moment, et la loi n’impose pas de forme spécifique pour l’annonce. La durée du congé maternité est de 16 semaines en France (6 semaines de congé prénatal et 10 semaines de congé post-natal).

Peu d’actions concrètes pour favoriser le retour de congé maternité

Ce que révèle l’étude : 71% des femmes cadres révèlent avoir eu des difficultés à faire face à la charge de travail malgré la fatigue. Elles ont par ailleurs ressenti la pression d’être toujours aussi efficaces et engagées alors que leurs préoccupations ont changé et que leur charge mentale a augmenté.

Ce qui pourrait être mis en place : un entretien avec son manager à organiser dans les premiers jours de retour de congé maternité (obligatoire mais en réalité peu mis en place), une transmission de toutes les informations liées aux changements pendant son absence et une anticipation de la mise à disposition des nouveaux outils.

Un message aux équipes pour encourager à la bienveillance et au soutien pendant les premiers mois du retour de la salariée.

Une préparation concrète à la réintégration, au niveau technique (logiciels, mots de passe) mais aussi professionnel (nouveaux clients, dossiers).

Ce que dit la loi : la salariée qui revient de congé maternité a le droit à un entretien professionnel obligatoire afin de parler des perspectives d’évolutions professionnelles.

La salariée doit également pouvoir bénéficier d’une garantie d’évolution de sa rémunération, c’est-à-dire qu'elle doit bénéficier non seulement des augmentations générales de salaire qui ont été appliquées dans l’entreprise durant son absence, mais également de la moyenne des augmentations individuelles perçues pendant la durée du congé maternité par les salariées relevant de sa catégorie professionnelle.

Un nouveau statut de mère mal pris en compte

Dans la pratique : certains employeurs mettent en doute la capacité d’autonomie et de responsabilité des jeunes mères à leur retour de congé. Elles peuvent ressentir une forme de pression ou d’attente sur leurs performances et se sentir plus surveillées ou infantilisées (sous couvert de bienveillance), comme le note l’étude.

Ce qui pourrait être mis en place : des mesures pour faciliter la parentalité en entreprise (favoriser le congé paternité, assouplir le congé enfant malade, augmenter la flexibilité et faciliter le temps partiel).

Ce que dit la loi : à leur retour de congé maternité, les salariées ont droit à leur congé payé annuel, quelle que soit la période de congé payé retenue. Elles peuvent aussi bénéficier de cinq congés non rémunérés si l’enfant est âgé de moins d’un an.

Le Code du travail prévoit également la mise à disposition pendant un an d’une heure par jour, prise sur le temps de travail pour allaiter son enfant. Cette heure est répartie en deux fois trente minutes le matin et l’après-midi et un local adapté doit pouvoir lui être proposé.

Crédits photo : Synthexua/stock.adobe.com

 

 

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