Éloge des managers
Au sein de Google, une équipe de chercheurs a voulu démontrer que les managers n'avaient aucune utilité. Leurs conclusions sont contraires à leur présupposé...

Aplanir la hiérarchie, abolir les différences. Pour le néo-management, tous les salariés, du chef aux collaborateurs, doivent être plus au moins égaux. Une idée qui instinctivement séduit. Dans son ouvrage Ensemble, le sociologue américain Richard Sennett démonte pourtant cette organisation du travail qui aurait détruit les "liens informels" entre collègues.
> L'holacratie, un modèle d'entreprise sans chef
Pour l'auteur, les entreprises d'aujourd'hui misent en effet davantage sur la compétition que sur la coopération de ses membres. Auparavant, les organisations étaient une machine sociale bien huilée où patrons, travailleurs et syndicalistes jouaient chacun un rôle clairement identifié. "Un tel triangle social ne transforme pas le travail en paradis mais il transforme l’expérience en quelque chose de plus que sans âme ; il fait contrepoids à l'isolement formel. Ce genre de triangle social crée la civilité dans un atelier ; une civilité entre travailleurs et patrons", écrit Sennett. Ce système impliquait la coopération entre les membres de l'entreprise, poursuit l'auteur, et favorisait le développement humain : "On coopère pour accomplir ce qu'on ne peut pas faire seul. On peut définir sèchement la coopération comme un échange dans lequel les participants bénéficient de la rencontre", selon Sennett. Mais cette coopération n'est efficace que si elle se fait dans la contradiction, voire l'incompréhension.
Fin de la digression : ce qu'il faut garder du sociologue c'est comment le management peut, et doit, favoriser la coopération. Pour réussir dans cette mission, l'empathie, la confiance, l'intérêt porté aux membres de l'entreprise, la bienveillance sont nécessaires. L'auteur fait également la part belle aux "moments ritualisés". Leur rôle : célébrer "les différences entre membres d'une communauté (et) diminuer l'acide de la comparaison envieuse et promouvoir la coopération".
Oui, les managers comptent
Même les plus sceptiques doivent l'accepter : pour fonctionner, une entreprise a besoin de BONS managers. Alors qu'en 2008, une équipe de Google cherchait à montrer leur inutilité, ils ont présenté des années plus tard des conclusions opposées. Leur découverte : les meilleurs managers présentent un ensemble de comportements communs. En tout, 8 compétences qui vont dans le sens des travaux de Richard Sennet. Alors à quoi ressemble le manager façon Google ?
- C'est un meneur.
- Il rend ses équipes autonomes et évite le micro-management.
- Il est intéressé par le succès de son équipe et par le bien-être des collaborateurs.
- Il est productif et orienté vers des résultats.
- C'est un bon communiquant.
- Il aide au développement de carrière.
- Il a une vision claire pour son équipe.
- Il possède de nombreuses compétences techniques lui permettant de conseiller son équipe.
Coopération et empathie d'un côté, compétences et savoir-être de l'autre. Ne reste plus qu'à mixer les deux...
Ensemble, pour une éthique de la coopération, 384 pages, Albin Michel, 24€
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