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Être bien au travail

Elections législatives : ce que les trois principales forces politiques proposent sur le volet travail et rémunération

Par Hugo Diverres • Publié le

Les 30 juin et 7 juillet, allez voter !

Elections législatives : ce que les trois principales forces politiques proposent sur le volet travail et rémunération
Chaque vote compte ! © Arnaud Jaegers/unsplash.com

Votre vote aux prochaines élections législatives peut changer votre future vie professionnelle, notamment en ce qui concerne votre salaire et votre pouvoir d’achat. Tour d’horizon des principales mesures des trois principales formations politiques – Ensemble, RN, NFP – sur ce sujet central de la campagne.

NFP - Augmentation du Smic à 1 600€ net mensuels

Le Nouveau Front populaire (NFP) propose une augmentation immédiate du salaire minimum à 1 600 euros net par mois. Actuellement, son montant est de 1 398 euros.

Indexé sur l’inflation, le Smic a connu de nombreuses revalorisations automatiques ces dernières années. Pas moins de huit hausses se sont succédé depuis janvier 2021 ! De décembre 2020 à aujourd’hui, le salaire minimum a ainsi été revalorisé de 14,8%. Aujourd’hui, on compte près de 3 millions de Français au salaire minimum, soit près d’un salarié sur cinq. Un chiffre en progression de 50% depuis 2021.

Arguant de la forte hausse du coût de la vie ces derniers mois, le NFP propose donc un important coup de pouce, en dehors du mécanisme d’indexation, une revalorisation de près de 14,4%. La dernière augmentation d’une telle ampleur remonte au 1er juin 1981, quand François Mitterrand avait augmenté le Smic de 10% au lendemain de son élection.

Le NFP propose également une indexation de tous les salaires sur l’inflation, sans plus de précisions, et une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires de 10%.

Enfin, l’union de la gauche propose une abrogation immédiate de la réforme des retraites (ramenant l’âge légal de départ à 62 ans) et de la réforme de l’assurance chômage. A cela s’ajoutent la création de nouvelles tranches d’impôts (14 contre 5 actuellement) et la mise en place d’une CSG progressive, à la manière de l’impôt sur le revenu.

RN - Hausse des salaires de 10%

Le Rassemblement national souhaite inciter les entreprises à augmenter les salaires de 10%. Comment ? Via des exonérations de cotisations patronales sur la part d’augmentation de salaire accordée, dans une limite de salaire de trois fois le montant du Smic (jusqu’à 4 196 euros par mois). Ces augmentations seraient mises en place via des accords collectifs. En revanche, les exonérations de cotisations patronales ne seraient accordées que pour une durée de trois à cinq ans.

Le RN propose également une abrogation de la réforme des retraites « à l’automne ». L’objectif affiché est de permettre aux salariés ayant commencé à travailler à 20 ans de partir à la retraite à 60 ans.

Enfin, autres mesures phares du Rassemblement National : l’exonération de l’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans et la création d’une part fiscale entière dès le deuxième enfant.

Majorité présidentielle - Une prime exonérée jusqu’à 10 000 euros

La majorité présidentielle propose d’amplifier la portée de la prime de partage de valeur, aussi appelée prime Macron. D’abord en augmentant son plafond d’exonération à 10 000 euros par an. A l’heure actuelle, le plafond de cette prime est de 3 000 euros (ou 6 000 euros si l’employeur a mis en place un plan d’intéressement ou de participation dans l’année).

Sous ce plafond, la prime est exonérée de cotisations salariales, patronales et non soumise à l’impôt quand elle est versée à un employé percevant un salaire inférieur à trois Smic. Depuis peu, les exonérations fiscales, de CSG et CRDS ont été supprimées pour les entreprises de plus de 50 salariés.

Par ailleurs, le gouvernement actuel souhaite aussi autoriser le versement mensuel de cette prime, « sans charge ni impôts ». Actuellement, elle ne peut être versée que tous les trimestres. Enfin, autre volonté du camp présidentiel, une libération des « augmentations de salaire entre le Smic et 2 500 euros net réformant les aides aux entreprises et la prime d’activité ». Souhaitant s’attaquer aux effets de seuil, le programme de la majorité ne donne pas plus de détails sur ce point.

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