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Être bien au travail

Egalité salariale : quand les Islandaises et leur Première ministre font grève pour leurs droits

Par Hugo Diverres • Publié le

Une « journée libre pour les femmes ».

Egalité salariale : quand les Islandaises et leur Première ministre font grève pour leurs droits

Le 24 octobre dernier, des milliers de femmes islandaises ont cessé de travailler pour dénoncer les violences faites aux femmes et réclamer l’égalité salariale. Une action choc dans l’un des pays pourtant considéré comme l’un des plus égalitaires au monde.

Grève générale de toutes les femmes du pays

Que se passerait-il si toutes les femmes cessaient le travail, rémunéré ou non, en même temps ? La société serait probablement paralysée ! C’était précisément l’objectif des Islandaises qui ont organisé une grande journée de mobilisation le 24 octobre dernier, « paralyser la société afin d’attirer l’attention sur l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes et sur les violences sexuelles et sexistes largement répandues dans le pays  ».

« Pendant toute la journée, les femmes feront grève pour démontrer l'importance de leur contribution à la société  » expliquaient ainsi les organisatrices de cette journée nommée Kvennafrí, « journée libre pour les femmes  » en islandais. Les personnes non-binaires et les femmes exerçant une activité non rémunérée étaient également appelées à manifester.

« Nous attendons des maris, des pères, des frères et des oncles qu'ils assument les responsabilités liées à la famille et au foyer, par exemple : préparer le petit-déjeuner et le Tupperware © pour le déjeuner, se souvenir des anniversaires des proches, acheter un cadeau pour la belle-mère, prendre rendez-vous chez le dentiste pour l'enfant, etc.  »

La journée aurait rassemblé entre 70 000 et 100 000 manifestantes, sur 345 000 habitants, soit un peu moins de 30% de la population. Une mobilisation très suivie donc, à laquelle la Première ministre Katrín Jakobsdóttir a elle-même pris part pour montrer sa solidarité. Elle a d’ailleurs invité les membres de son cabinet à se mettre également en grève et n’a pas assuré ses fonctions ce jour-là.

« Vous appelez cela l'égalité ? »

C’est la sixième fois que les Islandaises se mettent en grève de la sorte mais la première fois sur une journée entière depuis 1975, année de la première Kvennafrí de l’histoire du pays. Elle avait à l’époque mobilisé 90% des femmes et permis des changements décisifs rappelle The Guardian, comme l’élection de la première femme présidente à la tête d’un Etat.

Mais pour les organisatrices de cette nouvelle grève, la principale revendication n’a toujours pas été satisfaite 48 ans plus tard, à savoir la valorisation du travail des femmes. Paradoxalement, le pays est pourtant considéré comme un leader mondial en matière d’égalité et figure même en tête du classement établi par le Forum économique mondial pour la quatorzième année consécutive. Dans certaines professions, les Islandaises gagnent pourtant toujours 21% de moins que leurs homologues masculins. D’où le slogan de cette dernière mobilisation : Kallarðu þetta jafnretti ?, « Vous appelez cela l'égalité ? »

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« On parle de nous, on parle de l'Islande comme s'il s'agissait d'un paradis de l'égalité » explique ainsi l’une des organisatrices de la grève, Freyja Steingrímsdóttir : « Un paradis de l'égalité ne devrait pas avoir un écart salarial de 21 % et 40 % des femmes victimes de violences sexistes ou sexuelles au cours de leur vie. Ce n'est pas ce à quoi aspirent les femmes du monde entier. »

En France, ce 6 novembre 2023 est aujourd’hui « jour du dépassement » selon la newsletter féministe Les Glorieuses, date symbolique à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement en raison des inégalités salariales.

Crédits photo : Carolina Jaramillo/stock.adobe.com

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