Bientôt plus d'eau chaude au bureau ? Ce nouveau décret qui change la donne
Si vous avez l’habitude de vous laver les mains à l’eau chaude sur votre lieu de travail, vous êtes concernés !

Le Covid avait remis au goût du jour le nettoyage très régulier des mains sur son lieu de travail – une bonne habitude que de nombreuses personnes continuent d’appliquer. Mais vous allez peut-être devoir dire adieu à l’eau tiède ou brûlante lors de vos passages aux sanitaires : votre employeur peut désormais choisir de couper l’eau chaude afin de faire des économies d’énergie.
Un objectif de sobriété énergétique
Pour rappel, jusqu’à présent, l’employeur était tenu de mettre à disposition un certain nombre d’équipements sanitaires auprès de ses salariés :
- Des douches lorsque des travaux salissants sont réalisés au sein de l’entreprise
- Des lavabos à eau potable et température réglable assortis de moyens de se laver et se sécher les mains, à raison d’un lavabo pour dix travailleurs
Désormais, la température réglable n’est plus un impératif. Publié le 24 avril 2023 au Journal Officiel, un décret dérogatoire met ainsi fin à l’obligation pour l’employeur de « mettre à disposition des travailleurs de l’eau à température réglable sur les lieux de travail ». En clair, fini l’eau chaude pour se laver les mains en sortant des toilettes… les robinets seront automatiquement ajustés sur l’eau froide et non réglable si l’entreprise le décide.
Ce décret, applicable jusqu’au 30 juin 2024, a pour but de répondre à des objectifs de sobriété énergétique.
Vous pourrez toujours prendre des douches chaudes !
Mais votre employeur ne pourra pas pour autant décider de couper l’eau chaude sur un coup de tête.
Il ne peut le faire qu’après avoir demandé l’avis du CSE sur la question et « sous réserve que l’évaluation des risques, mise à jour préalablement, n’ait révélé aucun risque pour la sécurité et la santé des travailleurs du fait de l’absence d’eau chaude sanitaire ». Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) est obligatoire dans toutes les entreprises et répertorie les risques pour la santé et la sécurité auxquels sont exposés les salariés.
Par ailleurs, quelques exceptions demeurent tout de même à ce décret dérogatoire. Seront exemptés de toute possibilité de coupure d’eau chaude : les lavabos des locaux d’allaitement, des lieux de restauration, les douches ou encore les sanitaires mis à disposition des travailleurs hébergés.
Une mauvaise nouvelle pour les mains des salariés les plus frileux mais en aucun cas un danger pour l’hygiène de ces derniers. L’eau froide est en effet tout aussi efficace que l’eau chaude pour éliminer les bactéries et garder ses mains propres. En revanche, les économies d’énergie à la clé seront bien réelles comme le rappelle France 3 Paca : 22,35 kWh sont nécessaires pour chauffer l’eau de 1 000 lavages de mains à 38°C, contre 3,99 kWh à 15°C. C’est 82 % d’énergie en moins !
Crédits photo : Андрей Журавлев/stock.adobe.com
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