Guylaine, conductrice de porte-char : « J’ai essayé de travailler dans un bureau, mais j’ai vite fait marche arrière ! »
Après une vingtaine d’année derrière le volant de poids lourds, Guylaine s’est lancé un nouveau défi : transporter des engins d’élévation et de manutention.

Pour Guylaine Octeau, changer de route n’est pas une option. Depuis trois décennies, elle sillonne le Midi au volant de poids lourds. Un chemin non sans embuche, pour une femme évoluant dans un milieu masculin. Désormais, elle est l’une des rares en France à conduire un véhicule porte-char, pour Acces Industrie. Retour sur son quotidien.
De son propre aveu, l'école n’attirait pas tellement Guylaine. « On m’a suggéré de choisir une filière professionnelle, de me tourner vers la mécanique ou le métier de conducteur routier. J’ai privilégié la seconde option et quand j’ai visité mon futur lycée, ça m’a tout de suite plu. Cela va bientôt faire 30 ans ! » retrace-t-elle. La raison de son choix ? « J’étais assez réservée et j’appréciais l’autonomie et la solitude liées aux métiers du transport. Et puis, je voulais voyager ! »
« Il y a beaucoup plus de conductrices qu’avant »
Dans les années 90, le secteur n’était pas ouvert aux femmes. « J’ai franchi de nombreux obstacles, notamment face à d’autres chauffeurs croisés sur la route. Ils me disaient que je n’avais rien à faire dans ce métier, d’aller m’occuper de mes enfants, etc. Ce sont des choses qui m’ont donné envie d’arrêter avant de m’endurcir. Les employeurs non plus n’embauchaient pas de femmes. Mais, petit à petit, j’ai commencé à être connue dans la région et cela s’est bien passé », explique Guylaine.

Quelques années plus tard, le secteur a évolué. « Les mentalités ont changé. Il y a beaucoup plus de conductrices qu’avant ! En revanche, je croise rarement des femmes au volant de porte-char, contrairement à de la benne à caillou ou du frigo, par exemple », confirme-t-elle. Avant de rejoindre Acces Industrie il y a cinq ans, Guylaine n’avait pas non plus cette expérience. « J’avais déjà conduit des camions frigorifiques, bâchés et des conteneurs. J’ai postulé par curiosité ! »
« On doit respecter des gestes et des postures pour ne pas se blesser »
La conductrice a pris la route après trois semaines de formation. « Les véhicules sont différents d’un camion classique car ils sont équipés d’essieux directionnels. Notre conduite y est adaptée. » En moyenne, elle se rend chez quatre à cinq clients par jour. « On va dans des fermes et sur des chantiers, les accès sont variés, donc on vérifie notre itinéraire la veille », illustre Guylaine.
Un métier davantage physique, aussi. « Il y a beaucoup de manutention. On charge et on décharge des machines. Ce n’est pas comme des palettes qui sont calées contre des parois. Il faut bien les sangler, les attacher », souligne-t-elle. Quand on conduit un porte-char, la notion de sécurité est exacerbée : « On monte et descend des machines sur la plateforme, donc on est en hauteur. On doit respecter des gestes et des postures précises de façon à ne pas se blesser, et ainsi être très attentif. »
De son métier, Guylaine apprécie la versatilité. « J’aime la manutention et le fait que chaque jour soit différent ! Les bases logistiques*, au contraire, c’est un peu toujours la même rengaine. On se présente, on nous dit d’attendre, on vide, etc. Dans le transport d’engin, on est totalement autonome », continue-t-elle.
« Etre formatrice, ça m’a toujours plu ! »
Chez Acces Industrie, Guylaine estime avoir été accueillie de manière « impeccable » : « Je pense y avoir ma place, je suis même devenue formatrice ! » Depuis l’année passée, en effet, elle forme les nouveaux collaborateurs à son métier. « Je le faisais aussi dans mes anciennes entreprises, ça m’a toujours plu ! » sourit-elle.
Aux conducteurs, Guylaine transmet la théorie et la pratique de la conduite, ainsi que les notions indispensables de sécurité. « On insiste énormément sur le sujet, aussi bien au niveau des mains, des chevilles que du dos. On est en hauteur et en équilibre. Il faut jouer la sécurité ! » insiste-t-elle.
« Tout est assisté, sécurisé et automatisé »
Guylaine l’assure, son métier est accessible à toutes et tous. « Il ne faut pas hésiter ! Cependant, cela demande un minimum d’expérience de la conduite, au moins deux ans, et une bonne condition physique. Sur certains sites, des chantiers par exemple, les accès sont difficiles. Il est nécessaire de savoir bien manœuvrer le camion. Excepté cela, les véhicules ont énormément évolué. Tout est assisté, sécurisé et automatisé : hormis le gabarit, c’est presque comme conduire une voiture », appuie-t-elle.
A aucun prix Guylaine ne ferait un autre choix de carrière. « C’était ma voie, ma destinée. Je suis tombée dedans, comme Obélix ! J'ai essayé de travailler dans un bureau mais j'ai vite fait marche arrière », conclut-elle.
* Dans la grande distribution, par exemple, il s’agit d’un entrepôt, parfois immense, dans lequel une entreprise stocke les approvisionnements qu’elle redistribue ensuite.


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