4 "méta-compétences" du futur à développer pour faire face à l'IA et l'automatisation
Et si on prenait du recul ?

Dans un article de la Harvard Business Review publié en 2020, la philosophe Gabrielle Halpern et le chef d’entreprise Olivier Fronty décrivaient quatre « méta-compétences » du futur essentielles, selon eux, pour faire face aux transformations à l’œuvre dans le monde du travail. A l’heure de la montée en puissance de l’intelligence artificielle et de la robotique, cette vision d’une expertise professionnelle remodelée semble plus pertinente que jamais.
Des métiers réinventés
En 2017, un rapport du constructeur d’ordinateurs Dell et du think tank californien « Institut pour le futur » prédisait que 85% des emplois de 2030 n’existaient pas encore. En cause, selon eux : la robotisation et le numérique. Ils imaginaient ainsi « l'avènement d'une véritable intelligence cognitive », début de la seconde phase du développement numérique, capable d’imaginer des solutions ou interpréter des données comme pourraient le faire des humains. Ça ne vous rappelle rien ?
Trois ans plus tard, en 2020, Gabrielle Halpern et Olivier Fronty conjecturaient que le concept même de métier allait être amené à évoluer. La raison ? Une obsolescence toujours plus rapide des compétences liées à la maitrise d’un savoir-faire ou à l’expérience acquise au fil des ans. Beaucoup moins centrée sur un diplôme ou un statut, de plus en plus tributaire du contexte, « l’expertise professionnelle sera une pâte à remodeler sans cesse pour s’adapter aux nouvelles réalités. Demain, il n’y aura plus vraiment de formation dispensée une fois pour toute : c’est tout un socle de compétences qui sera plutôt transmis, parmi lesquelles ‘apprendre à apprendre’ ».
A l’intérieur de ce socle de compétences, ils distinguaient quatre méta-compétences qui leur semblaient fondamentales pour les métiers de demain.
« Prendre soin de »
Qu’est-ce qui se cache derrière cette méta-compétence ? Prendre soin de qui ? De ses collègues, de ses clients ou même de son environnement de travail. Être capable de porter une attention accrue aux relations pour faire advenir les bons équilibres socio-professionnels. Une méta-compétence centrée sur les capacités attentionnelles, l’observation ou même l’évaluation.
Et si les auteurs ne l’évoquent pas, nous pouvons aussi rajouter ici la notion de « care ». Dans une société automatisée mais vieillissante, le lien humain, l’accompagnement et le soin apporté aux autres vont devenir des besoins et demandes toujours plus forts. D’autant que le soin au sens large échappe le plus souvent aux logiques économiques…
« Construire des récits »
Cette vision prend aujourd’hui tout son sens, tandis que les contenus écrits, visuels ou vidéos peuvent désormais être fabriqués par tout un chacun via l’intelligence artificielle.
Dans ce contexte, quels récits construire pour mettre en mouvement, faire rêver, lancer un projet, vendre, susciter une attente où même… prévenir des risques ? « Un récit dystopique permet, par exemple, d’identifier les principaux risques et de s’organiser pour les prévenir. » Les exemples d’entrepreneurs ou salariés créateurs de récits visionnaires sont nombreux et même l’armée française fait régulièrement appel à des auteurs de science-fiction pour imaginer des risques futurs afin de mieux les anticiper.
« Créer du sens »
Depuis la crise sanitaire, la quête de sens au travail fait les gros titres. Mais il ne s’agit pas uniquement de la responsabilité de l’entreprise, c’est aussi une méta-compétence à travailler et développer pour appréhender ce que l’on fait, le faire comprendre et surtout se rapprocher des autres.
« Par exemple, dans le cadre de réflexions sur l’expérience, avec le client ou le collaborateur, il s’agit de savoir exprimer son rapport à des objets ou des services du quotidien et le confronter aux perceptions des autres, afin de créer du sens commun. »
« Evoluer vers des réseaux collaboratifs »
Quoi de plus sociale qu’une entreprise ? Mener à bien des interactions est déjà une soft skill très recherchée à l’heure actuelle mais elle pourrait bien devenir essentielle dans un futur proche. En effet, qui dit numérisation accrue, dit aussi toujours plus de mise en réseau et de partage d’informations.
Si on est encore loin d’une horizontalité totale, les auteurs imaginent ici une mise en réseau des compétences et expériences de chacun : « Cela peut notamment se matérialiser par la construction d’interfaces ouvertes permettant le partage des ressources entre les collaborateurs au sein de l’entreprise. » Une méta-compétence que les entreprises vont donc devoir contribuer à faire émerger !
Crédits photo : osabee/stock.adobe.com
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