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Hausse du chômage, plans sociaux en cascade... à quoi s'attendre en 2025 ?

Par Hugo Diverres • Publié le

L’année 2025 s’annonce tumultueuse sur le marché de l'emploi pour l’économie française et européenne.

Hausse du chômage, plans sociaux en cascade... à quoi s'attendre en 2025 ?
Le taux de chômage se maintient au 3e trimestre mais des nuages s'amoncellent à l'horizon... © emerald_media/stock.adobe.com

Alors que l'Insee vient de publier les derniers chiffres du chômage, les annonces de plans sociaux s'enchainent ces dernières semaines. De nombreuses filières industrielles sont en difficulté et les mois à venir s'annoncent tumultueux sur le marché de l'emploi. A l'heure actuelle, le taux de chômage remonte légèrement mais reste stable.

Une légère hausse du chômage au 3e trimestre

Il y a quelques mois encore, l’exécutif évoquait le plein emploi comme un horizon atteignable. Début 2023, le taux de chômage avait même atteint son plus bas historique depuis 1982 : 7,1%. De l’avis de l’ancien ministre de l’Economie, la route vers les 5% était toute tracée. Las ! L’Insee a publié les chiffres du chômage pour le troisième trimestre de l’année 2024. Et la courbe ne baisse plus, elle remonte. Légèrement, mais sûrement. Le taux de chômage atteint désormais 7,4%, contre 7,3% au deuxième trimestre, soit 35 000 chômeurs de plus durant l’été. Pour un total de 2,3 millions de personnes.

Dans le détail, l’Institut des statistiques constate une nette augmentation du chômage chez les jeunes (15-24 ans), de 1,8 point sur le trimestre, pour s’établir à 19,7 %. Une hausse non compensée par les diminutions de 0,3 point chez les plus de 50 ans et de 0,1 point chez les 25-49 ans.

Pour l’Insee, il ne s’agit encore que d’une légère remontée. Sur un an, le chômage est même resté globalement stable. Mais l’organisme s’attend à une remontée à 7,5% d’ici la fin d’année. Pour l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), les 8% pourraient être franchis dès l’année prochaine. Du côté des bonnes nouvelles, notons tout de même un taux d'emploi record des 15-64 ans, à 69,1%, et une part de l'emploi en CDI qui n'a jamais été aussi élevée (51,1%). Globalement, les déclarations d'embauche de plus d'un mois (hors intérim) restent stables et sont toujours supérieures à leur niveau d'avant Covid.

Vers des plan sociaux en cascade ?

Pour expliquer cette légère remontée du chômage, on pourrait évoquer la réforme des retraites, qui a conduit à maintenir 500 000 travailleurs séniors de plus sur le marché du travail, ou encore l’anticipation des futures baisses des aides à l’apprentissage de la part des entreprises, un dispositif ayant fortement soutenu l’emploi des jeunes ces dernières années.

Ce serait faire fi d’un contexte économique qui semble s'assombrir à bien des égards. En 2024, les défaillances d’entreprises ont ainsi battu des records. Plus de 65 000 à l’heure actuelle. Principalement des TPE de moins de dix salariés (boulangerie, esthétique, coiffure, etc.). D’autant que l’année n’est pas finie et les mois qui viennent s’annoncent d’ores et déjà difficiles sur le « front de l’emploi ». Auchan vient d’annoncer un vaste plan social entraînant la suppression de 2 400 postes. Dans la foulée, Michelin a annoncé la suppression de 1 254 emplois. Le chimiste Vencorex (500 salariés) est également dans la tourmente.

Automobile, chimie, métallurgie, grande distribution, immobilier, BTP… Des filières entières, notamment industrielles, sont sur le fil du rasoir. Selon Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, « nous sommes à la veille d’une violente saignée industrielle. On estime que 150 000 emplois vont disparaître, probablement plus » (La Tribune Dimanche). Marc Ferracci, ministre de l’Industrie, n’a pas démenti l’ampleur des difficultés à venir au micro de France Inter : « Des annonces de fermetures de sites, il y en aura probablement dans les semaines et les mois qui viennent. »

Les raisons sont nombreuses : explosion du coût de l’énergie, endettement des entreprises, prêts garantis par l’État (PGE) octroyés pendant le Covid arrivant à échéance, consommation intérieure en berne à cause de l’inflation, croissance atone en France et en Europe, instabilité politique et budgétaire, concurrence féroce de la Chine et des Etats-Unis… En Allemagne aussi, l’industrie est en crise. Et ce n’est pas l’élection de Donald Trump, annonçant une importante hausse des droits de douane pour les entreprises européennes, qui devrait dissiper les nuages à l’horizon.

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