Dans cette entreprise japonaise, les salariés choisissent eux-mêmes leur manager
Résultat ? Moins de turnover.

Au Japon comme ailleurs, la fidélisation des salariés est un enjeu pour chaque entreprise. Le cabinet d’architecte Sakura Kozo, implanté sur l’île d’Hokkaidō, a opté pour une solution plutôt originale afin de fidéliser ses collaborateurs.
Une phase d’évaluation essentielle
Cette entreprise nippone, qui compte près d’une centaine de salariés, voyait chaque année 11% de ses effectifs quitter le navire. Un taux de turnover problématique dans un pays où la pénurie de main d’œuvre est chronique sur la plupart des métiers qualifiés – conséquence d’une natalité moribonde couplée à une faible immigration.
Ayant de plus en plus de mal à recruter, la direction de Sakura Kozo a décidé, en 2019, de changer radicalement le fonctionnement de l’entreprise et de repenser entièrement le système managérial. Car comme le dit l’adage : on ne quitte pas une entreprise, on quitte un manager.
Dans ce nouveau système, les collaborateurs évaluent chaque année leurs managers en répondant à un long questionnaire : compétences managériales, implication pour la hausse des salaires, prise en compte du stress de ses subalternes, partage de connaissances, etc. De leur côté, les managers font également leur auto-évaluation.
A la fin, tout le monde reçoit un bilan sur chaque responsable hiérarchique qui met en avant les principaux points faibles et qualités de chacun d’entre eux. Grâce à cela, les salariés peuvent choisir avec quel manager ils souhaitent travailler pour l’année suivante.
Un système qui porte ses fruits
La mise en place de cette nouvelle organisation managériale a été un véritable succès : le taux de turnover est désormais de 1% et les salariés se disent satisfaits. Un joli succès au Japon où, selon les chiffres du ministère du Travail, une jeune recrue sur dix quitte son job l’année de son embauche et 30% dans les trois ans qui suivent.
Preuve une nouvelle fois que pour fidéliser des (jeunes) salariés, il n’y a pas que le salaire, les valeurs, les avantages ou la culture d’entreprise mais aussi… les bonnes pratiques managériales ! Comme nous l’expliquait Gaël Chatelain-Berry, conférencier et écrivain, les jeunes générations repensent de plus en plus les notions de carrière et de bien-être au travail : « L’ambition, maintenant, c’est d’avoir un bon équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle. (…) Autrefois, il fallait devenir manager à tel âge, dirigeant à tel âge, c’était une sorte de chemin tout tracé. Ce n’est plus le cas maintenant. » Et si demain, on choisissait tous notre manager ?
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