L'effet tournesol ou pourquoi il ne faut pas croire que le chef a toujours raison
Il faut parfois désobéir pour que les choses aillent dans le bon sens.

Dans la nature, l'héliotropisme désigne le mouvement des plantes en direction du soleil pour mieux en capter les rayons. Par analogie, dans le monde du travail, on évoque le "management du tournesol", soit le fait que chacun se tourne vers le chef sans jamais lui porter contradiction. C'est de croire que le "chef a toujours raison". Malheureusement quand on s'aperçoit qu'il a tort, il est trop tard.
Pourquoi décide-t-on, ou accepte-t-on, de faire comme tout le monde ? Est-ce que les gens se conforment au groupe par peur d'être exclu ? Dans une recherche en neurobiologie parue en 2005, les auteurs ont observé, par IRM, les mécanismes neurologiques de participants à la fois en condition de pression sociale et en situation individuelle face à une information erronée. L'imagerie du cerveau fait ressortir que les participants finissent par voir la situation comme tous les autres. La perception de l'objet de notre attention est modifiée. Nous ne percevons plus la réalité objective des choses mais une réalité subjective modifiée par l'opinion des autres.
Le conformisme du groupe a tendance à le rendre conservateur et à poursuivre des habitudes même quand les solutions ne sont plus adaptées à de nouveaux besoins. Il n'est pas facile d'aller contre l'effet de groupe, d'autant que les personnes qui ne se sentent pas légitimes à s'exprimer sur un sujet ont moins tendance à affronter la majorité, selon une étude menée par le psychologue Richard S. Crutchfield.
Opter pour des solutions simples
L'effet tournesol peut aussi correspondre à une "situation dans laquelle un individu (ou une équipe) se détourne de la bonne solution à un problème parce qu'évidente, elle apparaît trop facile", peut-on lire dans l'ouvrage Sémantique du management.
Selon les auteurs, il est difficilement acceptable pour les managers de trouver une solution simple à un problème compliqué. Ce qui est complexe doit demander un raisonnement complexe. Et souvent "on pense qu'une solution parfaite qui s'offre doit cacher quelque chose". La crainte étant de s'entendre dire que ce raisonnement est trop simpliste. Un biais cognitif qui amène à passer à côté de solutions faciles à mettre en oeuvre, et surtout efficaces, au profit d'expérimentations longues et alambiquées difficiles à appliquer.
Dans ces deux cas, l'effet de tournesol doit inciter à prendre du recul sur les méthodes d'organisation, à questionner les solutions apportées et à savoir dire non quand nous ressentons qu'elles ne sont pas bonnes. Plus facile à dire qu'à faire...
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(Getty images /sankai)
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