Eliot, chargé d’affaires électricité : « Enedis m’a laissé le temps de m’intégrer et d’appréhender mon nouveau métier »
Technicien, Eliot a été formé par son entreprise au métier de chargé d’affaires électricité.

Dans le monde du travail, les carrières se dessinent grâce aux compétences et aux opportunités. Le parcours d’Eliot Duval en est l’illustration. Chargé d’affaires électricité à la Direction Régionale Alsace Franche-Comté d’Enedis, il revient sur son métier et les étapes qui l’y ont mené.
Après un bac professionnel Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (Melec) et un BTS électrotechnique, il rejoint Enedis via l’intérim, à Nancy. « J'ai travaillé comme technicien au sein de l’Agence d’interventions spécialisées pendant six mois. Je relevais et programmais des compteurs électriques chez les professionnels », explique-t-il.
« Je ne connaissais pas le métier de chargé d’affaires électricité mais le challenge était sympa »
A la fin de son contrat, l’entreprise n’est pas en mesure de lui proposer un poste équivalent à temps plein. « J’avais cependant rencontré le DRH de la direction générale de Lorraine et, parce que j’avais fait du bon travail, il a diffusé mon CV à toutes les DR de France. Montbéliard m’a appelé pour me proposer ce poste », retrace Eliot. Après une immersion d’une journée, il accepte et rejoint Enedis, en CDI, en février 2022. « Je ne connaissais pas le métier de chargé d’affaires mais le challenge était sympa alors, je me suis lancé ! » commente-t-il.

Eliot est formé pendant cinq semaines sur le campus Enedis La Pérollière, près de Lyon. « On peut également choisir de réaliser des formations annexes. Dans mon cas, cela a été la basse et haute tension sur l’aérien », précise Eliot. Au sein de sa DR, il monte aussi progressivement en compétences. « On ne m’a pas affecté de dossiers tout de suite. On m’a laissé le temps de m’intégrer dans le service et d’appréhender mon nouveau métier. Ensuite, on m’a progressivement confié des projets. En fonction du sujet, un collègue spécialisé dans un domaine m’accompagnait », continue-t-il.
Son intégration prend du temps car, à son poste, il doit connaitre l’ensemble des services d’Enedis. « On est en quelque sorte des chefs d’orchestre ! En fonction de certaines typologies de dossier, on demande de l’aide à un tel ou tel service pour une intervention technique, par exemple », appuie Eliot.
« Je gère le dossier de A à Z »
Au quotidien, Eliot suit toutes les étapes d’un projet. « Les demandes de raccordement de professionnels ou particuliers arrivent à Besançon puis deviennent des projets quand elles nous arrivent. Je suis chargé d’en définir la solution technique. Une fois que cette dernière est constituée, on établit un devis. Je gère le dossier de A à Z », détaille-t-il. Le chargé d’affaires s’occupe ensuite de l’étude de réalisation, de la gestion du matériel et du prestataire des travaux. « Je gère les raccordements du projet, autrement dit la mise sous tension en lien avec les équipes exploitation. Une fois les travaux terminés, je clôture le dossier ! »
Pour un projet de moyenne envergure, Eliot collabore avec une dizaine de personnes pendant plusieurs mois. « Dès que l’on travaille sur la voie publique, on doit réaliser une étude qu’on diffuse aux concessionnaires, c’est-à-dire les mairies ou les distributeurs de gaz, l'assainissement, la fibre, etc. On doit leur indiquer qu’on va effectuer des travaux sur telle portion de route, dans telle rue. Un projet simple peut aller de quatre mois à un an et demi, pour un plus complexe », indique-t-il.
Un métier pour lequel « il faut s’adapter »
Au quotidien, le chargé d’affaires relève de nombreux défis, explique Eliot : « Le premier est technique car on doit connaître le réseau de distribution et ça, on ne le voit ni en formation ni à l’école. » Le second est relationnel : « On promet une solution à la fois économiquement favorable et techniquement réalisable au client », abonde-t-il. La gestion des prestataires est un autre aspect de son métier. « On réalise la commande de prestation, mais surtout on veille au respect des règles de sécurité tout au long du chantier en étant présent à certains moments clés de la réalisation des travaux », illustre-t-il.
Eliot apprend « chaque jour », souligne-t-il : « Une procédure peut par exemple changer pour mettre en service un câble. Cela ne révolutionne pas la pratique du métier, mais il faut s’adapter ! »
De son point de vue, son métier est accessible à tous. « A mon sens, tout le monde en est capable ! Il faut de la volonté et avoir envie de s’y intéresser. Une fois que l’on est autonome et qu’on arrive à gérer son portefeuille, c’est génial ! La rigueur et l’organisation sont cependant indispensables, tout comme le relationnel avec les clients », avance Eliot. Depuis son arrivée, il a trouvé son rythme et son indépendance. « Je gère mon emploi du temps et mes rendez-vous ! »
« On est toujours dans l’entraide »
Probablement par curiosité intellectuelle, Eliot a choisi de travailler sur des projets de plus en plus complexes. « Cela entraine davantage de coordination donc je dois consulter mes collègues sur certains aspects. On est d’ailleurs toujours dans l’entraide. C’est une notion très importante chez Enedis, même entre les services », pointe-t-il. Les projets « simples » consistent à raccorder le nouveau compteur électrique d’une entreprise ou d’une maison, d’un point A à un point B. « Les plus complexes sont différents. En ce moment, on a beaucoup de demandes de raccordements de producteurs. On doit faire des modifications sur le réseau haute et basse tension. Cela implique de gérer deux domaines électriques dans un seul dossier. Cela nous fait voir pas mal de choses, parfois de l’aérien et du souterrain mélangé, c’est sympa ! »
L’année prochaine, Eliot va travailler sur le raccordement de deux éoliennes. Un projet qui l’enthousiasme : « On va dérouler 5km de câbles pour chaque éolienne. On va partir de la centrale nucléaire puis dans de grosses lignes à haute tension et ensuite dans un poste de transformation, qu’on appelle le poste source. C’est un projet qui va me prendre du temps et que je vais aimer réaliser ! »
« On fait au mieux pour que demain soit meilleur »
Ce qu’il aime particulièrement dans son métier ? « La notion de réseau de distribution et le travail sur le réseau électrique français ! C’est quelque chose que l’on ne voit pas partout et qui est très intéressant. On est aussi acteurs de la transition énergétique. On améliore le réseau pour réduire les pertes et on fait au mieux pour que demain soit meilleur ! » insiste Eliot.
Les nombreuses évolutions, aussi : « En ce moment, par exemple, on a beaucoup de bornes de recharge de véhicules électriques à installer. Le métier change en fonction des nouveautés, qui vont un peu révolutionner notre façon de procéder et la manière dont on produit de l'électricité. On doit s'arranger pour trouver les solutions techniques qui vont nous permettre de continuer à bien distribuer le réseau électrique français », conclut-il.
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