57 % des cadres veulent un droit à la déconnexion effectif
La loi sur la déconnexion n'a pas suffi à limiter le débordement de la vie professionnelle sur la vie privée. 6 cadres sur 10 déclarent travailler pendant leurs jours de repos.

"Les cadres font grève en moyenne 0,8 seconde par an", expliquait l'an dernier, lors des mouvements de contestations contre la réforme du code du Travail, le sociologue Denis Monneuse. S'ils sont peu habitués à descendre dans la rue, cette population en a pourtant gros sur le cœur, selon le dernier sondage commandé par l'Ugict-CGT. Le syndicat évoque même un "divorce" croissant entre les cadres et les directions des entreprises. Un mécontentement qui s'explique en partie par leur rémunération : 59 % des cadres la jugent insuffisante par rapport à leur implication. C'est encore plus vrai chez les cadres de la fonction publique où "l'austérité salariale est largement dénoncée".
> Pourquoi les cadres font si peu grève ?
Mais c'est surtout la charge de travail et le temps passé, au bureau et en dehors, qui les font gronder. Ils sont 62 % à estimer que leur masse de travail a augmenté et 51 % qu'ils doivent travailler davantage. Près de la moitié des cadres interrogés déclarent ainsi travailler plus de 45 heures par semaine et 60 % durant leurs jours de repos. Des chiffres qui "illustrent du présentéisme et de la disponibilité permanente qui sont toujours associés à la responsabilité professionnelle...", souligne l'enquête.
Les cadres se sentent également de plus en plus éloignés des décisions stratégiques de leur entreprise. Pire : 54 % d'entre eux ont le sentiment que les choix ou pratiques de leur société vont à l'encontre de leur éthique professionnelle. Ils sont presque la moitié à estimer que le management se détériore et 68 % considèrent que l'évaluation professionnelle est fondée sur de mauvais critères ou encore qu'elle manque de transparence (60 %).
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Le droit à la déconnexion : une urgence pour les cadres
Pour les cadres, l'une des plus grandes contraintes liées à leur statut, c'est la frontière de plus en plus floue entre la vie professionnelle et la vie privée. Une large majorité de cadres fait part de l'utilisation à des fins des professionnels des nouvelles technologies. Assez logiquement, 57 % d'entre eux souhaitent disposer d'un droit à la déconnexion effectif. "Un an après l'entrée en vigueur de la loi qui a introduit cette obligation de négociation, force est de constater dans les faits l'insuffisance de cette loi qui autorise l'employeur à s'en sortir avec ne charte unilatérale à défaut d'accord", souligne les rapporteurs de l'étude. Il y aurait pourtant urgence : de plus en plus d'études démontrent les effets néfastes de l'hyper-connexion sur les salariés : perte de concentration, hausse du stress, épuisement mental, diminution des capacités cognitives...
> Droit à la déconnexion : ce que cela va changer pour les cadres
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