8 cadres sur 10 aimeraient se reconvertir
Chômage, quête de sens, marché du travail bouché... Les cadres ont de plus en plus envie de changer de métier. Un nouveau virage professionnel pas toujours facile à prendre.

Entrer dans une entreprise, y faire sa carrière, la conclure par un pot de départ à la retraite... Ce type de parcours professionnel n'est plus d'actualité. D'après un récent sondage effectué pour Openclassrooms, 86 % des cadres estiment en effet intéressant de changer de métier au moins une fois, à égalité avec les non-cadres (83 %), les jeunes (87 %) comme les seniors (86 %).
Cela peut s'expliquer par le contexte économique, comme un moyen de rester employable alors que selon les pires prédictions, 50 % des emplois actuels n'existeront plus dans les années à venir. Pour les jeunes diplômés, c'est aussi un moyen de forcer un marché du travail bouché. En 2015, selon l'Apec, 14 % des jeunes de niveau Bac +5 ont ainsi changé d'orientation dans les deux années qui ont suivi l'obtention de leur diplôme. Autre facteur : l'envie d'en finir avec les "bullshits job" et trouver un métier qui fasse sens.
Un phénomène évoqué par le journaliste Jean-Laurent Cassely dans son ouvrage La révolte des premiers de la classe (métiers à la con, quête de sens et reconversions urbaines). S'il estime difficilement chiffrable le nombre de diplômés qui remettent en question leur carrière - 1 % des jeunes seraient concernés selon le journaliste - le mouvement semble diffus. "Chez ces anciens premiers de la classe, les défections pleuvent et la révolte gronde. Vous ne les trouverez cependant pas dans la rue à scander des slogans rageurs, mais à la tête de commerces des grands centres urbains : boulangers, restaurateurs, pâtissiers, fromagers, bistrotiers ou brasseurs, derrière leur comptoir et les deux mains dans le concret", écrit l'auteur.
> Au fait, c’est quoi un « job à la con » ?
Un ouvrage qui est dans l'air du temps. Mais de l'envie à la réalité, il y a souvent un fossé. Pour 67 % des Français ce changement est perçu comme difficile à mener, et 51 % d'entre eux craignent que leur parcours professionnel atypique ne séduise pas ensuite les employeurs. Trouver une bonne formation apparaît également difficile (38 %), de même que les fonds pour la financer (32 %). Il faut également bien réfléchir à son projet professionnel et ne pas se précipiter. Après un début de carrière dans la presse, Pierre s'est reconverti pour le métier d'ébéniste. "En exerçant ce nouveau travail, je me suis rendu compte que mon métier de journaliste me manquait et que finalement, je n’y étais pas si mal. Aujourd’hui, je sais que j’aurais dû tester dans un premier temps le métier d’ébéniste et chercher à mieux comprendre ce qui ne me plaisait plus à l’époque dans celui de journaliste", expliquait-il à Blog-emploi. Mais après tout, qui ne tente rien, n'a rien...
> Trois histoires de reconversion professionnelle
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