Pourquoi il est de plus en plus difficile pour les cadres d’obtenir une rupture conventionnelle
Tribune - Parce que le marché de l’emploi est tendu, parce que les employeurs pensent que, de toute façon, leurs salariés vont très certainement démissionner, demander à quitter son emploi grâce à une rupture conventionnelle est plus difficile qu’auparavant, explique Maître Ballu-Gougeon, avocate en droit du travail. Elle livre ses conseils pour y parvenir malgré tout.

A l’origine, la rupture conventionnelle a été pensée comme un moyen de fluidifier le marché du travail en permettant à des salariés de quitter leur entreprise sans démissionner, et de percevoir ensuite des indemnités chômage. Très vite, et c’est encore vrai aujourd’hui, ce dispositif a séduit, du côté des employeurs comme des employés. Toutefois, alors que le marché du travail est plus favorable aux employés, nous constatons que les recruteurs ont tendance à ne plus vouloir accepter lorsque la rupture est à l’initiative des salariés. Ils ont peur de voir leurs meilleurs employés quitter le navire et de subir un effet trou d’air.
Comment demander une rupture conventionnelle ?
Pour mettre toutes les chances de votre côté, il faut commencer par demander un entretien avec votre supérieur. N’évoquez pas directement votre envie d’une rupture conventionnelle et surtout ne faites jamais de demande écrite ! Si vous demandez tout de suite une rupture, votre employeur va vous laisser entendre que vous pouvez démissionner si vous souhaitez partir. Et le plus souvent, c’est ce que font les salariés. Donc, lors de votre rendez-vous, il faudra expliquer l’origine de cette volonté de départ : par exemple les objectifs disproportionnés, la pression trop grande ou souligner la réduction de votre périmètre de compétences. Il faut expliquer la situation que vous vivez sans chercher de responsable. C’est une première négociation pour faire un constat et guider l’employeur vers une rupture conventionnelle.
Comment demander une indemnité autre que celle légale ?
La seconde étape à réussir pour le salarié est d’obtenir des indemnités supra-légales, c’est-à-dire autres que celles dues par l’employeur et qui correspondent à des indemnités de licenciement. Le plus souvent, si un employeur accepte de payer c’est qu’il craint les Prud’hommes. Si vous disposez de peu de moyens pour demander des indemnités supplémentaires, vous pouvez demander à bénéficier d’une formation, d’un accompagnement ou encore d’une lettre de recommandation. Expliquez aussi que vous serez discret sur les conditions de départ auprès des autres salariés.
L’abandon de poste : une très mauvaise idée !
Dernier conseil, même si vous n’en pouvez plus de votre entreprise, ne jouez pas au poker en tentant un abandon de poste. Pour obtenir des indemnités de chômage par Pôle emploi, il faut en effet prouver que la perte d’emploi est involontaire. Cela n’est pas le cas en cas d’abandon de poste volontaire. Surtout, l’employeur pourra ne pas vous licencier, vous pourrez donc être amené à passer plusieurs mois sans salaire et finalement revenir au travail. Nul besoin d’expliquer l’ambiance à votre retour…
(Getty Images / Richard Villalonundefined)
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